Mlanges littraires, politiques et philosophiques, 1

 

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148 - Par cette fin terrible , et due ses forfaits , Apprenez , roi des Juifs , et n'oubliez jamais Que les rois dans le ciel ont un juge svre , L'innocence un vengeur, et l'orphelin un pre.
115 - En effet, le disme reconnat un Dieu avec le thisme, ou plutt il nomme Dieu; mais son Dieu, tre purement abstrait et idal, est aveugle, sourd et muet, vritable idole, qui a des yeux pour ne point voir, des oreilles pour ne pas entendre, des mains pour ne point agir, une intelligence sans parole ou sans expression au dehors.
365 - O nuit dsastreuse ! nuit effroyable o retentit tout coup, comme un clat de tonnerre, cette tonnante nouvelle : MADAME se meurt ! MADAME est morte ! Qui de nous ne se sentit frapp ce coup, comme si quelque tragique accident avait dsol sa famille?
373 - Le style ne peut donc ni s'enlever, ni se transporter, ni s'altrer: s'il est lev, noble, sublime, l'auteur sera galement admir dans tous les temps ; car il n'ya que la vrit qui soit durable, et mme ternelle. Or un beau style n'est tel, en effet, que par le nombre infini des vrits qu'il prsente. Toutes les beauts intellectuelles qui s'y trouvent, tous les rapports dont il est compos, sont autant de vrits aussi utiles, et peut-tre plus prcieuses pour l'esprit humain...
222 - ... la rvolution franaise, ce phnomne inou en morale, en politique, en histoire, qui offre la fois et l'excs de la perversit humaine dans la dcomposition du corps social, et la force de la nature des choses dans sa recomposition ; cette rvolution, qui ressemble toutes celles qui l'ont prcde, et laquelle nulle autre ne ressemble, mrite bien autrement d'occuper les penses des hommes instruits, et de fixer l'attention des gouvernements, parce qu'elle prsente dans...
163 - Harpe s'levant, dans le mme sujet, des considrations plus gnrales, observe avec raison qu'il faut plaindre ceux qui ne savent pas qu'il ya une dpendance mutuelle et. ncessaire entre les principes qui fondent l'ordre social, et
353 - ... on avancerait plus en dix ans, pour la gloire de Dieu et le bonheur du genre humain, qu'on ne fera autrement en plusieurs sicles; et pour citer des paroles de ce beau gnie, encore plus appropries au sujet de cet article : La runion de tous les esprits constitue la cit de Dieu, et le monde moral dans le monde physique. Rien dans les...
275 - La question de la tolrance a presque toujours t prsente l'aide d'un jeu de mots. On a rclam la libert de penser, ce qui est un peu plus absurde que si l'on et rclam la libert de la circulation du sang. En effet, le tyran le plus capricieux comme le monarque le plus absolu ne peuvent pas plus porter atteinte l'une qu' l'autre de ces liberts; et Dieu lui-mme, qui laisse les hommes penser de lui ce qui leur plat, ne...
282 - Jsus-Cbrist ne veut pas qu'on les bannisse de leur patrie, encore moins qu'on les tue; il rprime le zle indiscret de ses disciples, qui voulaient faire descendre le feu du ciel sur des villes criminelles.
121 - Fuyez ceux qui, sous prtexte d'expliquer la nature, sment dans les curs des hommes de dsolantes doctrines , et dont le scepticisme apparent est cent fois plus affirmatif et plus dogmatique que le ton dcid de leurs adversaires. Sous le hautain prtexte qu'eux seuls sont clairs, vrais, de bonne foi, ils nous soumettent imprieusement leurs dcisions tranchantes , et prtendent nous donner pour les vrais principes des choses les inintelligibles systmes qu'ils ont btis dans...