uvres de J. J. Rousseau: avec des notes historiques, 5

 

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127 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme, et reste aussi libre qu'auparavant!
112 - L'homme est n libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit le matre des autres, qui ne laisse pas d'tre plus esclave qu'eux. Comment ce changement s'est-il fait? Je l'ignore. Qu'est-ce qui peut le rendre lgitime? Je crois pouvoir rsoudre cette question.
128 - Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprme direction de la volont gnrale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout.
253 - Quand on propose une loi dans l'assemble du peuple , ce qu'on leur demande n'est pas prcisment s'ils approuvent la proposition ou s'ils la rejettent, mais si elle est conforme ou non la volont gnrale, qui est la leur...
298 - ... sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle. Sans pouvoir obliger personne les croire, il peut bannir de l'État quiconque ne les croit pas; il peut le bannir, non comme impie, mais comme insociable, comme incapable d'aimer sincrement Ls lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie son devoir.
297 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au Souverain de fixer les articles, non pas prci sment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit, sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen
117 - Le plus fort n'est jamais assez fort pour tre toujours le matre, s'il ne transforme sa force en droit et l'obissance en devoir.
135 - ... l'tat, l'gard de ses membres, est matre de tous leurs biens par le contrat social , qui , dans l'tat, sert de base tous les droits; mais il ne l'est, l'gard des autres puissances, que par le droit de premier occupant, qu'il tient des particuliers.
159 - Pour dcouvrir les meilleures rgles de socit qui conviennent aux nations, il faudrait une intelligence suprieure qui vt toutes les passions des hommes et qui n'en prouvt aucune ; qui n'et aucun rapport avec notre nature et qui la connt fond...
161 - S'il doit l'tre par son gnie, il ne l'est pas moins par son emploi. Ce n'est point magistrature, ce n'est point souverainet. Cet emploi, qui constitue la Rpublique, n'entre point dans sa constitution. C'est une fonction particulire et suprieure, qui n'a rien de commun avec l'empire humain. Car, si celui qui commande aux hommes ne doit pas commander aux lois, celui qui commande aux lois ne doit pas non plus commander aux hommes.