Revue de Paris

Louis Dsir Vron
Bureau de la Revue de Paris., 1840
 

 - 

.

-

323 - J'ai quelquefois aim : je n'aurais pas alors , Contre le Louvre et ses trsors , Contre le firmament et sa vote cleste , Chang les bois , chang les lieux Honors par les pas , clairs par les yeux De l'aimable et jeune bergre Pour qui , sous le fils de Cythre , Je servis , engag par mes premiers serments.
148 - Bon dieu ! qu'il est pesant dans sa lgret ! Que ses petits crits ont de longues prfaces ! Ses fleurs sont des pavots, ses ris sont des grimaces; Que l'encens qu'il prodigue est fade et sans odeur! C'est, si je veux l'en croire, un heureux petit-matre; Mais si j'en crois ses vers , oh ! qu'il est triste d'tre Ou sa matresse, ou son lecteur.
126 - On dit que cette alliance n'est pas rompue, qu'elle renatrait aprs le but atteint par le trait du 15 juillet. Quand on aura poursuivi quatre, sans nous et malgr nous, un but en soi mauvais, que du moins nous avons cru et dclar tel, quand on l'aura poursuivi par une alliance trop semblable ces coalitions qui ont depuis cinquante ans ensanglant l'Europe, croire qu'on retrouvera la France sans dfiance, sans ressentiment d'une telle offense, c'est se faire de la fiert nationale...
149 - Je puis fort bien vivre heureux sans lecteur; -Mais, par piti, laisse-moi ma matresse! Laisse en paix les amours, pargne au moins les miens! Je n'ai point, il est vrai, le feu de ta saillie, Tes agrments ; mais chacun a les siens. On peut s'arranger dans la vie : Si de mes vers Ëgl s'ennuie, Pour l'amuser je lui lirai les tiens.
26 - Ah ! si jamais des rois et de la tyrannie Mon front rpublicain subit le joug impie, La tombe me rendra mes droits, ma libert, Et mon dernier asile est l'immortalit ! Ce projet de suicide dmocratique tait une promesse de po'te, et M.
155 - Salut, champs que j'aimais, et vous, douce verdure, Et vous, riant exil des bois ! Ciel, pavillon de l'homme, admirable nature, Salut pour la dernire fois ! Ah ! puissent voir longtemps votre beaut sacre Tant d'amis sourds mes adieux ! Qu'ils meurent pleins de jours, que leur mort soit pleure, Qu'un ami leur ferme les yeux ! Gilbert.
297 - Majest ne veut plus que vous soyez consuls, ni qu' l'avenir il y ait de magistrals de ce nom ; elle a rsolu de changer la forme du gouvernement de la ville, m'ayant command de vous dposer et de remettre votre autorit aux mains de M. de Piles, pour commander aux habitans et aux gens de guerre qui y sont et y seront en garnison jusqu' ce que Sa Majest ait rgl la forme du gouvernement politique. Lorsqu'il eut fini ce discours, le duc de Mercur fit un signe au capitaine de ses gardes,...
123 - L'ogre de Corse vient de dbarquer au golfe Juan. Le tigre est arriv Gap. L'e monstre a couch Grenoble. Le tyran a travers Lyon. L'usurpateur a t vu soixante lieues de la capitale. Bonaparte s'avance grands pas, mais il n'entrera jamais dans Paris.
323 - Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ; Que ce soit aux rives prochaines. Soyez-vous l'un l'autre un monde toujours beau. Toujours divers, toujours nouveau ; Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste.
32 - II n'y a qu'une chose, lui dit M. Michaud, pour laquelle je pourrais vous faire quelque sacrifice. Et laquelle? reprit vivement le ministre. Ce serait si vous pouviez me donner la sant. Quand l'Acadmie franaise protesta auprs du roi en faveur de la libert de la presse menace, M. Michaud n'hsita pas signer. Il ajouta seulement qu'une prire n'tait pas une sdition. La place de lecteur du roi, et les appointements de mille cus qui y taient attachs, seule...