uvres de Fnelon, archevque de Cambrai, 3

Firmin Didot Frres, Libraries, 1845
 

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427 - Cependant vos peuples, que vous devriez aimer comme vos enfants, et qui ont t jusqu'ici si passionns pour vous, meurent de faim. La culture des terres est presque abandonne; les villes et la campagne se dpeuplent; tous les mtiers languissent et ne nourrissent plus les ouvriers. Tout commerce est ananti.
81 - Il voulut qu'on punt svrement toutes les banqueroutes, parce que celles qui sont exemptes de mauvaise foi ne le sont presque jamais de tmrit. En mme temps il fit des rgles pour faire en sorte qu'il ft ais de ne faire jamais banqueroute.
47 - Quand on parle ces peuples des batailles sanglantes , des rapides conqutes , des renversemens d'tat qu'on voit dans les autres nations , ils ne peuvent assez s'tonner. Quoi! disent-ils, les hommes ne sont-ils pas assez mortels , sans se donner encore les uns aux autres une mort prcipite ? la vie est si courte ! et il semble qu'elle leur paraisse trop...
216 - L'homme digne d'tre cout est celui qui ne se sert de la parole que pour la pense, et de la pense que pour la vrit et la vertu...
236 - L'eau frmit sous le Dieu qui lui donne la loi (3), Et semble avec plaisir reconnoltre son roi. Cependant le char vole, etc. Ainsi le lgislateur des Juifs, qui n'toit pas un homme ordinaire, ayant fort bien conu la grandeur et la puissance de Dieu, l'a exprime dans toute sa dignit au commencement de ses lois, par ces paroles : Dieu dit, Que la lumire se fasse; et la lumire se fit : Que la terre se fasse; et la terre fut faite.
80 - J'avoue, reprit Mentor, qu'il a fait de grandes fautes; mais cherchez dans la Grce et dans tous les autres pays les mieux polics un roi qui n'en ait point fait d'inexcusables. Les plus grands hommes ont, dans leur temprament et dans le caractre de leur esprit, des dfauts qui les entranent, et les plus louables sont ceux qui ont le courage de connatre et de rparer leurs garements.
95 - Il se regardait comme tant d'une autre nature que le reste des hommes ; les autres ne lui semblaient mis sur la terre par les dieux que pour lui plaire, pour le servir, pour prvenir tous ses dsirs, et pour rapporter...
91 - D'abord, je l'interrompis , en lui disant : Quoi ! Achille est mort ! Pardonne-moi, mon fils, si je trouble ton rcit par les larmes que je dois ton pre.
65 - C'est ainsi que les justes dieux, amateurs des hommes, qu'ils ont forms, veulent tre le lien ternel de leur parfaite concorde. Tout le genre humain n'est qu'une famille disperse sur la face de toute la terre. Tous les peuples sont frres, et doivent s'aimer comme tels.
111 - J'ai cru que le reste des hommes tait, l'gard des rois , ce que les chevaux et les autres tts de charge sont l'gard des hommes , c'est-dire des animaux dont on ne fait cas qu'autant qu'ils rendent de services , et qu'ils donnent de commodits. Je l'ai cru ; c'est vous qui me l'avez fait croire; et maintenant je souffre tant de maux pour vous avoir imit.