VI. BERGERS D'AFRIQUE ET DE SCYTHIE. VII. SOINS DU BERCAIL. VIII. REPTILES ET MALADIES. IX. ΕΡΙΖOOTIE. Les auteurs consultés dans ce livre sont Xénophon, Aristote, Nicandre et Varron. 1 GÉORGIQUES. 1. Te quoque, magna Pales, et te, memorande, canemus Cui non dictus Hylas puer, et Latonia Delos? Après avoir invoqué Palès, Apollon et Pan, divinités tutêlaires des troupeaux, Virgile jette un coup d'œil rapide sur les divers sujets traités par les poëtes grecs: la tyrannnie d'Eurysthée, les sacrifices de Busiris, l'enlèvement d'Hylas, l'illustration de Délos, le mariage de Pélops et d'Hippodamie, chantés successivement par Pisandre, Panyasis, Théocrite, Callimaque et Pindare. Tous ces récits tant de fois répétés ne sont plus propres à inspirer sa muse; elle veut prendre un nouvel essor, et disputer aux Grecs la palme du poëme épique, comme l'exprime l'allégorie suivante que l'on peut regarder comme le prélude de l'Enéide. * Etudes grecq. Ire Partie. 15 10 Primus ego in patriam mecum, modò vita supersit, 20 Cursibus et crudo decernet Græcia cestu. Ipse, caput tonsæ foliis ornatus olivæ, 30 Addam urbes Asiæ domitas, pulsumque Niphaten, 40 Te sine nil altum mens inchoat: en age, segnes Ce temple, ces jeux solennels dans lesquels Virgile veut triompher de la Grèce, ces dépouilles des ennemis, ces statues des ancêtres de Rome sont autant d'allusions aux événements politiques de son temps, et au monument immortel qu'il voulait élever à la mémoire d'Auguste, en retraçant dans la personne d'Enée sa piété, ses vertus civiles et ses armes partout victorieuses. Il a formé ce temple poétique, réalisé au 8me. livre de l'Enéide (v. 714), d'après celui qu'Auguste fit élever à Mars vengeur après la défaite de Brutus et de Cassius, comme on peut le voir par la description d'Ovide (Fastes, ch. V, v. 549). La Fontaine a reproduit cette fiction avec autant de grâce que d'enjouement dans le temple qu'il destine à Mme, de la Sablière (livre XII, fable 15). 11. SEU quis, Olympiacæ miratus præmia palmæ, 50 Pascit equos, seu quis fortes ad aratra juvencos; Corpora præcipuè matrum legat. Optima torvæ Forma bovis, cui turpe caput, cui plurima cervix, Et crurum tenus à mento palearia pendent. 60 Túm longo nullus lateri modus; omnia niagna, Etas Lucinam justosque pati hymenæos Le poëte, docile à la voix de Mécène, reprend le cours de ses utiles préceptes, et détermine d'après Varron le choix des chefs du troupeau. Il lui a emprunté sa peinture de la génisse: Qui gregem armentorum emere vult observare debet primùm, ut sint hæ pecudes ætatepotiùs ad fructus ferendos integræ, quàm jam expertæ; ut sint benè compositæ, ut integris membris, oblongæ, amplæ, nigricantibus cornibus, latis frontibus, oculis magnis et nigris, pilosis auribus, compressis malis subsimisve, gibberi spina leviter remissá, apertis naribus, labris subnigris, cervicibus crassis ac longis, à collo palearibus demissis, corpore amplo benè costato, latis humeris, bonis clunibus, caudá profusá usque ad calces..... Non minores oportet inire bimis ut trimæ pariant, ed meliùs |