Revue de Marseille et de Provence

1888
 

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405 - Argos , Corinthe , Sparte , Athnes et mille autres villes disparues sont repeuples. Vous nous montrez, vous nous ouvrez les temples, les thtres, les gymnases , les acadmies, les difices publics , les maisons particulires, les rduits les plus intrieurs. Admis, sous vos auspices, dans leurs assembles...
519 - ... dispens de cette loi. Une femme ne devait apporter son mari que trois robes et des meubles de peu de valeur, de peur que les dots n'appauvrissent trop de familles. Un citoyen qui frquentait des femmes de mauvaise vie , tait exclu de la tribune aux harangues , comme indigne de la confiance publique.
485 - Cette muraille imaginaire, la science, aujourd'hui mieux arme, la renverse, et nous apprend qu'il n'ya pas deux Frances, qu'aucune limite relle ne spare les Franais du nord de ceux du midi, et que d'un bout l'autre du sol national nos parlers populaires tendent une vaste tapisserie dont les couleurs varies se fondent sur tous les points en nuances insensiblement dgrades...
484 - Mais le fait qui ressort avec vidence du coup d'il le plus superficiel jet sur l'ensemble du pays, c'est que toutes ces variantes de phontique, de morphologie et de vocabulaire n'empchent pas une unit fondamentale, et que d'un bout de la France l'autre les parlers populaires se perdent les uns dans les autres par des nuances insensibles. Un villageois qui ne saurait que le patois de sa commune comprendrait srement celui de la commune voisine, avec un peu plus de difficult celui...
405 - Tous les difices sont relevs sur leurs fondements, toutes les colonnes sur leurs bases, toutes les statues sur leurs pidestaux; chaque chose a repris sa forme, son lustre et sa place, et dans cette cration rcente, le plus aimable des peuples a retrouv ses cits, ses demeures, ses lois, ses usages, ses intrts, ses travaux, ses occupations et ses ftes.
144 - Il nous semble le voir d'ans nos chaires, disent ceux qui ont eu le bonheur de l'entendre, avec cet air simple , ce maintien modeste, ces yeux humblement baisss , ce geste nglig , ce ton. affectueux > cette contenance d'un homme pntr , portant dans le esprits les plusbrilianteslumiresj et dans les curs les mouvemens les plus tendres.
4 - Je suis nourri aux grands ouvrages, je nage quand j'y travaille, et le marbre tremble devant moi, pour grosse que soit la pice . Sa faveur dura jusqu' sa mort; il mourut en 1692.
517 - ... ce sont les derniers soins qu'elle recevra de lui. La jeune fille boit l'eau, prend la pice de monnaie et se met pleurer, circonstance d'obligation, parce que ces pleurs doivent tmoigner le regret qu'elle a de quitter ses parents pour suivre un tranger.
517 - A peine le dernier anneau est-il plac qu'il se livre un simulacre de combat entre les habitants du hameau de l'pouse et ceux du hameau de l'poux ; cette lutte honorable est un tmoignage de l'estime publique et il faut pour le mriter une conduite exempte de reproche.
144 - ... ce ton affectueux, cette contenance d'un homme pntr, portant dans son esprit les plus brillantes lumires et dans le cur les mouvements les plus tendres : il ne tonnait point dans la chaire, il n'pouvantait point l'auditeur par l'clat de sa voix, il versait dans les curs les sentiments qui attendrissent et qui se manifestent par les larmes et par le silence.