Manuel de littrature franaise

Herbig, 1903 - 810
 

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497 - O lac ! l'anne peine a fini sa carrire, Et prs des flots chris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre O tu la vis s'asseoir...
195 - Les ombres par trois fois ont obscurci les cieux Depuis que le sommeil n'est entr dans vos yeux ; Et le jour a trois fois chass la nuit obscure Depuis que votre corps languit sans nourriture.
197 - Athnes me montra mon superbe ennemi. Je le vis, je rougis, je plis sa vue; Un trouble s'leva dans mon me perdue; Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler; Je sentis tout mon corps et transir et brler.
158 - ... de la France, mais aujourd'hui obscurcies et couvertes de votre douleur comme d'un nuage; venez voir le peu qui nous reste d'une si auguste naissance, de tant de grandeur, de tant de gloire. Jetez les yeux de toutes parts : voil tout ce qu'a pu faire la magnificence et la pit...
498 - Mais je demande en vain quelques moments encore, Le temps m'chappe et fuit ; Je dis cette nuit : sois plus lente ; et l'aurore Va dissiper la nuit. " Aimons donc, aimons donc ; de l'heure fugitive, Htons-nous, jouissons ! L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive II coule et nous passons ! '' Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse.
436 - S'veillait, coutant ces plaintes, cette voix, Ces vux d'une jeune captive ; Et secouant le...
101 - Mon esprit est troubl, et j'ignore o je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hlas ! mon pauvre argent ! mon pauvre argent ! mon cher ami ! on m'a priv de toi ; et, puisque tu m'es enlev, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie : tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde. Sans toi, il m'est impossible de vivre.
387 - La plus noble conqute que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux animal qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats : aussi intrpide que son matre, le cheval voit le pril et l'affronte : il se fait au bruit des armes, il l'aime, il le cherche, et s'anime de la mme ardeur ; il partage aussi ses plaisirs : la chasse, aux tournois, la course, il brille, il tincelle.
496 - Souvent sur la montagne, l'ombre du vieux chne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds, Je promne au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se droule mes pieds.
94 - Je puis vous dissiper ces craintes ridicules, Madame; et je sais l'art de lever les scrupules. Le ciel dfend, de vrai, certains contentements; Mais on trouve avec lui des accommodements. Selon divers besoins, il est une science D'tendre les liens de notre conscience, Et de rectifier le mal de l'action Avec la puret de notre intention.