Voyage du jeune Anacharsis en Grce, 1

 

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xliii - ... qui animait ses paroles et ses actions , le dsir de plaire qu'il lui tait facile de satisfaire, et dont elle rapportait le succs un poux digne objet de sa tendresse et de son culte, cette extrme sensibilit qui la rendait heureuse ou malheureuse du bonheur ou du malheur des autres, enfin cette puret d'me qui ne lui permettait pas de souponner le mal. On tait en mme temps surpris de voir tant de lumires avec tant de simplicit. Elle rflchissait dans un ge o l'on...
x - Sparte , Athnes , et mille autres villes disparues, sont repeuples. Vous nous montrez, vous nous ouvrez les temples, les thtres, les gymnases, les acadmies, les difices publics, les maisons particulires , les rduits les plus intrieurs. Admis , sous vos auspices , dans leurs assembles...
194 - Nous ne sommes pas ici," disent-ils, "pour porter des ordres, mais pour combattre;" et, sans attendre sa rponse, ils vont se placer dans les rangs qu'on leur avait assigns. Au milieu de la nuit, les Grecs, Lonidas leur tte, sortent du dfil, avancent pas redoubls dans la plaine, renversent les postes avancs, et pntrent dans la tente de...
192 - ... le bois de chnes dont les flancs de ces montagnes sont couverts, et parviennent vers les lieux o Lonidas avait plac un dtachement de son arme. Hydarns le prit pour un corps de Spartiates ; mais, rassur par...
191 - Perses taient trop courtes, et leurs boucliers trop petits 3 ; ils perdirent beaucoup de monde; et Xerxs, tmoin de leur fuite, s'lana, dit-on, plus d'une fois de son trne, et craignit pour son arme. Le lendemain le combat recommena, mais avec si peu de succs de la part des Perses, que Xerxs dsesprait de forcer le passage.
x - C'est vous, monsieur, qui oprez tous ces prodiges : vous parlez, aussitt la nuit de vingt sicles fait place une lumire soudaine, et laisse clore nos yeux le magnifique spectacle de la Grce entire au plus haut degr de son antique splendeur. Argos , Corinthe , Sparte , Athnes , et mille autres villes disparues, sont repeuples.
xcv - L'tude de l'histoire et des monuments des Grecs et des Romains inspiroit des ides de dcence, d'ensemble et de perfection qu'on n'avoit point eues jusqu'alors. Julien de Mdicis, frre de Lon X, ayant t proclam citoyen romain, cette proclamation fut accompagne de jeux publics; et, sur un vaste thtre construit exprs dans la place du Capitole , on reprsenta, pendant deux jours, une comdie de Plaute, dont la musique et l'appareil extraordinaire excitrent une admiration gnrale.
xc - Partout s'organisaient des universits, des collges, des imprimeries pour toutes sortes de langues et de sciences, des bibliothques sans cesse enrichies des ouvrages qu'on y publiait, et des manuscrits nouvellement apports des pays o l'ignorance avait conserv son empire.
295 - ... larmes. Cet endurcissement produisit une licence effrne. La perte de tant de gens de bien, confondus dans un mme tombeau avec les sclrats, le renversement de tant de fortunes, devenues tout coup le partage ou la proie des citoyens les plus obscurs, frapprent vivement ceux qui n'ont d'autre principe que la crainte. Persuads que les Dieux ne prenaient plus d'intrt la vertu, et que la vengeance des lois ne serait pas aussi prompte que la mort dont ils taient menacs, ils...
82 - ... c'est d'avoir saisi de grands caractres, d'avoir diffrenci la puissance, la bravoure, et les autres qualits de ses personnages, non par des descriptions froides et fastidieuses, mais par des coups de pinceau rapides et vigoureux, ou par des fictions neuves et semes presque au hasard dans ses ouvrages. Je monte avec lui dans les...