Histoire de la Rvolution franaise

Soc. typ. belge A. Wahlen, 1839 - 452
 

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69 - ... mauvaise foi, vous avez entendu nagure ces mots forcens : Catilina est aux portes de Rome, et l'on dlibre ! Et certes, il n'y avait autour de nous ni Catilina, ni prils, ni factions, ni Rome... Mais aujourd'hui la banqueroute, la hideuse banqueroute est l ; elle menace de consumer, vous, vos proprits, votre honneur... et vous dlibrez!
4 - Puisse, messieurs, un heureux accord rgner dans cette assemble, et cette poque devenir jamais mmorable pour le bonheur et la prosprit du royaume ! c'est le souhait de mon cur, c'est le plus ardent de mes vux, c'est enfin le prix que j'attends de la droiture de mes intentions et de mon amour pour mes peuples.
190 - Le peuple voulut la libert, il la lui donna ' : // vint mme au-devant de lui par ses sacrifices; et cependant, c'est au nom de ce mme peuple qu'on demande aujourd'hui... Citoyens, je n'achve pas... Je m'arrte devant l'histoire ; songez qu'elle jugera votre jugement, et que le sien sera celui des sicles.
189 - Mais j'ai t appel deux fois au conseil de celui qui fut mon matre, dans le temps que cette fonction tait ambitionne par tout le monde; je lui dois le mme service, lorsque c'est une fonction que bien des gens trouvent dangereuse.
279 - France, qu'il avait form une liste de proscription, je n'ai pas voulu rcriminer ; mais j'ai vu hier la sance des jacobins, j'ai frmi pour la patrie ! J'ai vu se former l'arme du nouveau Cromwell , et je me suis arm d'un poignard pour lui percer le sein , si la convention nationale n'avait pas le courage de le dcrter d'accusation...
3 - ... et je me vois entour des reprsentants de la nation laquelle je me fais gloire de commander. Un long intervalle s'tait coul depuis les dernires tenues des tats gnraux . et quoique la convocation de ces assembles part tre tombe en dsutude, je n'ai pas balanc rtablir un usage dont le royaume peut tirer une nouvelle force, et qui peut ouvrir la nation une nouvelle source de bonheur.
35 - dchirez de plus en plus mon cur, dit-il aux dputs, par le rcit que vous me faites des malheurs de Paris. Il n'est pas possible de croire que les ordres qui ont t donns aux troupes en soient la cause. Vous savez la rponse que j'ai faite votre prcdente dputation ; je n'ai rien
217 - Oui, je vais conclure, et contre vous; contre vous qui , aprs la rvolution du 10 aot , avez voulu conduire l'chafaud ceux qui l'ont faite ; contre vous qui n'avez cess de provoquer la destruction de Paris ; contre vous qui avez voulu sauver le tyran ; contre vous qui avez conspir avec Dumouriez; contre vous, qui avez poursuivi avec acharnement les mmes patriotes dont Dumouriez demandait la tte...
232 - libert, dit-il, est devenue crancire de tous les citoyens; les uns lui doivent leur industrie, les autres leur fortune; ceux-ci leurs conseils, ceux-l leurs bras; tous lui doivent leur sang. Ainsi donc tous les Franais, tous les sexes, tous les ges , sont appels par la patrie dfen
36 - Dites-lui que toute la nuit ces satellites trangers, gorgs d'or et de vin, ont prdit, dans leurs chants impies, l'asservissement de la France, et que leurs vux brutaux invoquaient la destruction de l'assemble nationale. Dites-lui que, dans son palais mme, les courtisans ont ml leurs danses au son de cette musique barbare, et que telle fut l'avant-scne de la Saint-Barthlemy!