Du contract social; ou principes du droit politique

Chez Marc Michel Rey, 1762 - 202
 

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37 - Si, quand le peuple suffisamment inform dlibre, les citoyens n'avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites diffrences rsulterait toujours la volont gnrale, et la dlibration serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dpens de la grande, la volont de chacune de ces associations devient gnrale par rapport ses membres, et particulire par rapport l'État : on peut dire alors qu'il n'ya plus autant...
32 - Le souverain peut bien dire, Je veux actuellement ce que veut un tel homme, ou du moins ce qu'il dit vouloir; mais il ne peut pas dire, Ce que cet homme voudra demain, je le voudrai encore...
12 - La guerre n'est donc point une relation d'homme homme, mais une relation d'Etat Etat, dans laquelle les particuliers ne sont ennemis qu'accidentellement, non point comme hommes, ni mme comme citoyens ' , mais comme soldats ; non point comme membres de la patrie . mais comme ses dfenseurs.
199 - Que si quelqu'un aprs avoir reconnu publiquement ces mmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort; il a commis le plus grand des crimes, il a menti devant les lois.
18 - Ces clauses bien entendues se rduisent toutes une seule, savoir l'alination totale de chaque associ avec tous ses droits toute la communaut : car premirement chacun se donnant tout entier, la condition est gale pour tous, et la condition tant gale pour tous, nul n'a intrt de la rendre onreuse aux autres.
198 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
61 - Peuples libres, souvenez-vous de cette maxime : On peut acqurir la libert , mais on ne la recouvre jamais.
54 - ... d'altrer la constitution de l'homme pour la renforcer; de substituer une existence partielle et morale l'existence physique et indpendante que nous avons tous reue de la nature. Il faut en un mot, qu'il te l'homme ses forces propres pour lui en donner qui lui soient trangres et dont il ne puisse faire usage sans le secours d'autrui.
3 - Mais l'ordre social est un droit sacr qui sert de base tous les autres. Cependant ce droit ne vient point de la nature; il est donc fond sur des conventions.
95 - Ajoutons qu'il n'ya pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le dmocratique ou populaire , parce qu'il n'y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement changer de forme , ni qui demande plus de vigilance et de courage pour tre maintenu dans la sienne.