Lettres de la marquise du Deffand Horace Walpole: crites dans les annes 1766 1780, auxquelles sont jointes des lettres de madame du Defand Voltaire, crites dans les annes 1759 1775. Publies d'aprs les originaux dposs Strawberryhill, 2

Firmin Didot frres, fils et cie, 1864
 

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425 - Cela me cotait beaucoup, et vous pouvez en juger, puisqu' la premire agacerie je suis revenue tout courant vous. Je vous aime beaucoup, monsieur, parce que personne en vrit ne me plat autant que vous, et je suis bien sre que vous ne plaisez personne autant qu' moi. On vous a donc bien dit du mal de moi? Je passe donc dans votre esprit pour l'admiratrice des Frron et des Palissot, et pour l'ennemie dclare des encyclopdistes?
443 - ... m'encouragent. Si j'tais plus jeune, je chercherais peut-tre me rapprocher de vous; rien ne m'attache dans ce pays-ci, et la socit o je me trouve engage me ferait dire ce que M. de la Rochefoucauld dit de la cour. Elle ne rend pas heureux, mais elle empche qu'on ne le soit ailleurs. Je n'attribue pas mes peines et mes chagrins tout ce qui m'environne, je sais que c'est presque toujours notre caractre qui contribue le plus notre bonheur; mais, comme vous savez, nous l'avons...
263 - Ce roi , plus grand que sa fortune , Ddaignait comme vous une pompe importune ; On ne voyait jamais marcher devant son char D'un bataillon nombreux le fastueux rempart; Au milieu des sujets soumis sa puissance, Comme il tait sans crainte, il marchait sans dfense; Par l'amour de son peuple il se croyait gard.
409 - Divertissez-vous, mon ami, le plus que vous pourrez; ne vous affligez point de mon tat; nou.s tions presque perdus l'un pour l'autre; nous ne nous devions jamais revoir; vous me regretterez, parce qu'on est bien aise de se savoir aim. Peut-tre que par la suite Wiart vous mandera de mes nouvelles ; c'est une fatigue pour moi de dicter.
307 - Je soussign dclare qu'tant attaqu depuis quatre jours d'un vomissement de sang l'ge de quatre-vingtquatre ans et n'ayant pu me traner l'glise, M.
193 - J'ai envie de vous crire ; il me semble que je vous dois rendre compte de tout ce qui m'intresse; je ne sais pas trop pourquoi. Mademoiselle de Lespinasse est morte cette nuit, deux heures aprs minuit; c'aurait t pour moi autrefois un vnement , aujourd'hui ce n'est rien du tout.
342 - ... regrets, madame, sur la perte de cet homme incomparable, vous vous tes mise en droit de participer la reconnaissance que je dois ses crits. Je suis sans doute trs-sensible l'estime et la confiance que vous me marquez; il m'est bien flatteur de voir qu'elles sont hrditaires dans votre famille.
459 - Paris, 28 fvrier 1766. Vos lettres, et surtout la dernire, me font faire une rflexion. Vous croyez donc qu'il ya des vrits que vous ne connaissez pas et qu'il est important de connatre? Vous pensez donc qu'il ne suffit pas de savoir ce qui n'est pas, puisque vous cherchez savoir ce qui est? Vous pensez apparemment que cela est possible, pensez-vous que cela soit ncessaire? Voil ce que je vous supplie de me dire. Je me suis figur jusqu' prsent que nos connaissances taient...
421 - Vous ne savez pas, monsieur, pourquoi j'ai l'honneur de vous crire aujourd'hui? c'est pour vous dire que je suis transporte de joie de ce que vous tes en vie. Jamais on n'a t plus afflig que je le fus samedi dernier l'ouverture d'une lettre o l'on m'apprenait que vous tiez mort subitement; je fis un cri, j'eus un saisissement qui sont des preuves bien sres de tout ce que je pense pour vous : je fus dans ce moment aussi touche, aussi pntre qu'on le peut tre de la perte...
142 - ADIEU, ce mot est bien triste ; souvenez-vous que vous laissez ici la personne dont vous tes le plus aim, et dont le bonheur et le malheur consistent dans ce que vous pensez pour elle. Donnez-moi de vos nouvelles le plus tt qu'il sera possible. Je me porte bien, j'ai un peu dormi, ma nuit n'est pas finie ; je serai trs-exacte au rgime, et j'aurai soin de moi puisque vous vous y intressez.