Oeuvres compltes de J.J. Rousseau, 6

 

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20 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme, et reste aussi libre qu'auparavant!
203 - Sans pouvoir obliger personne les croire, il peut bannir de l'État quiconque ne les croit pas; il peut le bannir, non comme impie, mais comme insociable, comme incapable d'aimer sincrement les lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie son devoir.
32 - Sous les mauvais gouvernements, cette galit n'est qu'apparente et illusoire; elle ne sert qu' maintenir le pauvre dans sa misre, et le riche dans son usurpation. Dans le fait, les lois sont toujours utiles ceux qui possdent, et nuisibles ceux qui n'ont rien : d'o il suit que l'tat social n'est avantageux aux hommes qu'autant qu'ils ont tous quelque chose , et qu'aucun d'eux n'a rien de trop.
155 - Quand on propose une loi dans l'assemble du peuple, ce qu'on leur demande n'est pas prcisment s'ils approuvent la proposition ou s'ils la rejettent, mais si elle est conforme ou non la volont gnrale qui est la leur : chacun en donnant son suffrage dit son avis l-dessus, et du calcul des voix se tire la dclaration de la volont gnrale. Quand donc l'avis contraire au mien l'emporte, cela ne prouve autre chose sinon que je m'tais tromp, et que ce que j'estimais tre la volont...
56 - Il faut, en un mot, qu'il te l'homme ses forces propres pour lui en donner qui lui soient trangres, et dont il ne puisse faire usage sans le secours d'autrui. Plus...
25 - ... la puissance souveraine n'a nul besoin de garant envers les sujets, parce qu'il est impossible que le corps veuille nuire tous ses membres, et nous verrons ci-aprs qu'il ne peut nuire aucun en particulier. Le souverain, par cela seul qu'il est , est toujours tout ce qu'il doit tre.
54 - Pour dcouvrir les meilleures rgles de socit qui conviennent aux nations, il faudrait une intelligence suprieure qui vt toutes les passions des hommes et qui n'en prouvt aucune ; qui n'et aucun rapport avec notre nature et qui la connt fond...
79 - ... parce que cette puissance ne consiste qu'en des actes particuliers qui ne sont point du ressort de la loi , ni par consquent de celui du souverain , dont tous les actes ne peuvent tre que des lois.
22 - Cette personne publique, qui se forme ainsi par l'union de toutes les autres, prenait autrefois le nom de Cit, et prend maintenant celui de Rpublique ou de Corps politique, lequel est appel par ses membres État quand il est passif, Souverain quand il est actif, Puissance en le comparant ses semblables.
52 - Sur cette ide, on voit l'instant qu'il ne faut plus demander qui il appartient de faire des lois, puisqu'elles sont des actes de la volont gnrale; ni si le prince est au-dessus des lois, puisqu'il est membre de...