Revue bourguignonne de l'enseignement suprieur, 6

Damidot, 1896
 

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400 - Vous devez donc tre persuad que les rois sont seigneurs absolus et ont naturellement la disposition pleine et libre de tous les biens qui sont possds, aussi bien par les gens d'glise que par les sculiers, pour en user en tout temps comme de sages conomes, c'est--dire suivant le besoin gnral de leur État.
454 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme, et reste aussi libre qu'auparavant!
158 - J'oppose quelquefois par une double image Le vice la vertu, la sottise au bon sens, Les Agneaux aux Loups ravissants, La Mouche la Fourmi ; faisant de cet ouvrage Une ample comdie cent actes divers, Et dont la scne est l'Univers.
454 - Ces clauses bien entendues se rduisent toutes une seule, savoir l'alination totale de chaque associ avec tous ses droits toute la communaut...
457 - Il s'ensuit de ce qui prcde que la volont gnrale est toujours droite et tend toujours l'utilit publique ; mais il ne s'ensuit pas que les dlibrations du peuple aient toujours la mme rectitude. On veut toujours son bien, mais on ne le voit pas toujours.
441 - Comme dans un tat libre tout homme qui est cens avoir une me libre doit tre gouvern par lui-mme, il faudrait que le peuple en corps et la puissance lgislative; mais comme cela est impossible dans les grands tats, et est sujet beaucoup d'inconvnients dans les petits, il faut que le peuple fasse par ses reprsentants tout ce qu'il ne peut faire par lui-mme.
438 - Le pouvoir intermdiaire subordonn le plus naturel est celui de la noblesse. Elle entre, en quelque faon, dans l'essence de la monarchie , dont la maxime fondamentale est : Point de monarque , point de noblesse; point de noblesse, point de monarque.
454 - Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprme direction de la volont gnrale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout.
455 - ... par o l'on voit qu'il n'ya ni ne peut y avoir nulle espce de loi fondamentale obligatoire pour le corps du peuple, pas mme le contrat social.
439 - L'ignorance naturelle la noblesse, son inattention, son mpris pour le gouvernement civil, exigent qu'il y ait un corps qui fasse sans cesse sortir les lois de la poussire o elles seraient ensevelies. Le Conseil du prince n'est pas un dpt convenable.