Élmens de grammaire gnrale: appliqus a la langue franaise

Deterville, 1801
 

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317 - ISRAÉLITE, seule. Quand verrai-je, Sion ! relever tes remparts , Et de tes tours les magnifiques fates ? Quand verrai-je de toutes parts Tes peuples en chantant accourir tes ftes ? TOUT LE CHOEUH. O rives du Jourdain ! champs aims des cieux ! Sacrs monts, fertiles valles Par cent miracles signales ! Du doux pays de nos aeux Serons-nous toujours exiles ? SCÈNE III.
355 - N'attendez pas, messieurs, que j'ouvre ici une scne tragique, que je reprsente ce grand homme tendu sur ses propres trophes, que je dcouvre ce corps ple et sanglant auprs duquel fume encore la foudre qui l'a frapp...
343 - Entre le pauvre et vous vous prendrez Dieu pour juge ; Vous souvenant, mon fils, que, cach sous ce lin, Comme eux vous ftes pauvre, et comme eux orphelin.
345 - Qu'est-ce l ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ?rien ?- Peu de chose. - Mais encor ? - Le collier dont je suis attach De ce que vous voyez est peut-tre la cause. - Attach ? dit le Loup : vous ne courez donc pas O vous voulez ? - Pas toujours, mais qu'import ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas mme ce prix un trsor.
489 - II parat ; et soudain le mal perd son horreur, Le besoin sa dtresse, et la mort sa terreur. Qui prvient le besoin prvient souvent le crime. Le pauvre le bnit, et le riche l'estime ; Et souvent deux mortels, l'un de l'autre ennemis , S'embrassent sa table et retournent amis.
491 - Il est un heureux choix de mots harmonieux. Fuyez des mauvais sons le concours odieux : Le vers le mieux rempli, la plus noble pense Ne peut plaire l'esprit, quand l'oreille est blesse.
10 - O toi qui follement fais ton Dieu du hasard , Viens me dvelopper ce nid qu'avec tant d'art, Au mme ordre toujours architecte fidle, A l'aide de son bec maonne l'hirondelle. Comment, pour lever ce hardi btiment, At-elle, en le broyant, arrondi son ciment? Et pourquoi ces oiseaux, si remplis de prudence, Ont-ils de leurs enfants su prvoir la naissance?
355 - Turenne meurt, tout se confond, la fortune chancelle, la victoire se lasse, la paix s'loigne , les bonnes intentions des allis se ralentissent, le courage des troupes est abattu par la douleur et ranim par la vengeance ; tout le camp demeure immobile.
506 - Ne laisse ton pouvoir que le choix du supplice : Ton intrt s'oppose ma flicit, Et ta clmence mme attend que je prisse.
505 - Inventa du sonnet les rigoureuses lois, Voulut qu'en deux quatrains de mesure pareille La rime avec deux sons frappt huit fois l'oreille, Et qu'ensuite six vers artistement rangs Fussent en deux tercets par le sens partags.