صور الصفحة
PDF
النشر الإلكتروني

Société ; six étaient d'avis de modifier les Constitutions à certains égards; un seul avait déclaré l'Institut et l'Ordre également détestables..... Cependant, il avait été obligé d'avouer que les Jésuites étaient irréprochables dans leurs moeurs (1). »

(1) Pag. 107, tom. V des OEuvres. - Lamache , Histoire de la chule des Jésuites au XVIII° siècle. Réponsc à M. de Saint-Priest,

pag. 121.

[ocr errors][merged small][merged small][merged small][ocr errors]

Edit de Louis XV (mars 1762) concernant les Jésuites, dont il modifie les Cons.

titutions. - Extrails des Assertions ; par qui ils furent faits. — Envoyés aux Prelats du royaume. - Christophe de Beaumont et son Instruction pastorale.

- Opinion de Voltaire sur cette Instruclion.-Les Evêques de Grenoble, d'An. gers et d’Alais approuvent les Extrails. — Lettre que le Pape Clément XIII adresse à ces trois Evêques.-Langage d'Omer Joly de Fleury sur le SaintSiége; il s'appuie à faux de saint Bernard et de Bossuet. - Réponse des Jesuites aux Assertions : mot de Grimm sur les Assertions des Parlements.-Le duc de Praslin fait proposer, de la part de Louis XV, au Général des Jésuites, de nommer en France un Vicaire-Général français.--Sint ut sunt , vel non sint , attribué par Duclos au Cardinal Torregiani. - Déclaration des Jésuites dans le sens des quatre articles de 1682.- Leurs colleges fermés.—Vaines remontrances du Clergé pour la conservation des Jésuites. - Arrêt du 6 ao at 1762 destructil de la Société. — Irrégularités de l'Arrêt. - L'Institut représenté coinme altentaloire à l'autorité spirituelle, est confirmé cependant, loué par dix-neuf Papes et par le Concile de Trente. - Bulles, brefs ou lettres de Paul III, Jules III, Paul IV, Pie IV, saint Pie V, Grégoire XIII, Grégoire XIV, Paul V, Grégoire XV, Urbain VIII, Innocent X, Alexandre VII, Clément IX, Clément X, Clément XI, Benoit XII, Clément XII, Benoit XIV, Clément XIII, en faveur des Jésuites.-Lettres du Pape Clément XIII à divers souverains de l'Europe, et ses démarches pour la Compagnie. — M. Quinet appuyé sur la Papauté, et comment.-M. Villemain prétendant que nulle voix accreditec ne s'éleva en faveur des Jésuites.

Ni la déclaration du 19 décembre, ni les protestations des prélats ne retardèrent la ruine des Jésuites ; elle allait être bientôt consommée, pourlongtemps du moins, et pour bien des générations. Au mois de mars 1762, parut un édit du roi concernant les Jésuites. On les laissait subsister, en modifiant à plusieurs égards leurs Constitutions. Il parait qu'on avait suivi à-peu-près l'avis des cinq évêques. L'édit contenait dix-huit articles qui assujettissaient les Jésuites aux lois du royaume, à l'autorité du Roi et à la juridiction des Ordinaires, réglaient la manière dont le Général exercerait les pouvoirs en France, prescrivaient différentes mesures pour le régime des maisons de la Société, et cassaient tout ce qui avait été fait contre elle depuis le 1er août précédent. L'article dix-septième annonçait que toutes les maisons de la Société avaient présenté au Roi des déclarations de leurs sentiments, et qu'elles seraient enregistrées dans les cours; mais ces tempéraments ne pouvaient plaire à des gens qui avaient juré la destruction absolue

des Jésuites. Il se forma contre l'édit une ligue des parlements : il ne fut point enregistré, et le prince le retira peu de temps après, lâchant ainsi la bride aux passions des magistrats. Le 1er avril , ils ordonnèrent de fermer tous les colléges des Jésuites.

Le parlement avait fait composer, pour servir de base aux poursuites , une volumineuse compilation contenant les prétendus Extraits des Assertions pernicieuses qu'auraient soutenues les Jésuites, soit dans leurs livres, soit dans leurs thèses collégiales, depuis l'origine de la Compagnie. Les Extraits formaient un volume in-4° de 542 pages à double colonne. Cette compilation fut l'aruvre du conseiller Roussel de la Tour, de l'abbé Goujet et de Minard dirigés par Clémencet. Ce n'était pas un mince travail que de lire cet énorme recueil , de le collationner avec les originaux, de rétablir les textes altérés ou mutilés, de discuter les traductions inexactes, d'éclairer les points obscurs par des rapprochements qui avaient été omis à dessein. Il était tels auteurs que l'on faisait parler cent ans après leur mort.

Le procureur-général avait été chargé de faire tenir ces Extraits aux archevêques et évêques, afin d'attirer leur sollicitude pastorale sur des objets si importants (1). La sollicitude pastorale répondit à l'appel.

(1) Arrêts'du 31 aodt 1761 el du 5 mars 1762.

Parmi les cinq évêques dissidents, se trouvaient celui de Grenoble, celui d'Angers et celui d'Alais. Ils publièrent des mandements au sujet du livre des Assertions, qui leur semblait parfaitement juste et convenable. Clément XIII adressa, le 19 septembre 1764, à chacun de ces évêques, un bref aussi noble qu'énergique. Il les blåmait d'avoir approuvé un livre rédigé par des hommes depuis long-temps ennemis de l'Eglise ; d'avoir condamné sans choix ni distinction une foule prodigieuse de propositions entassées dans cet ouvrage, et d'oublier qu'il était proscrit par leurs collègues dans l'épiscopat.

Omer Joly de Fleury, avocat-général au parlement de Paris, prononça, le 11 février 1765, un réquisitoire con. tre les brefs adressés aux trois prélats, et montra de reste quel désordre le Jansenisme avait porté dans les opinions de la magistrature. C'était un pèle-mêle d'assertions tranchantes, de décisions doctorales, et l'orateur demandait fièrement « de quel droit la cour de Rome viendrait censurer les évêques de l'Eglise de France ? » Puis, à côté de ce langage de sectaire, il faisait intervenir le « tendre et sincère attachement qui

Jesus , tom. III, no 18, préface de l'éditeur (M. de Saint-Victor), pag. xxj et xxij.-Le P. Cabour, des Jésuites, 2e part, pag. 207,

« السابقةمتابعة »