Histoire philosophique de la rvolution de France, depuis la premire Assemble des notables jusqu'a la paix de Presbourg, 4

Impr. des freres Mame, 1807
 

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128 - Je recommande mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommment tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'prouve ; qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en rgnant suivant les lois...
127 - Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donns dans le cours de notre union, comme elle peut tre sre que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose se reprocher.
125 - Paris, par ceux qui taient mes sujets, et priv de toute communication quelconque , mme depuis le 1o du courant avec ma famille , de plus impliqu dans un procs dont il est impossible de prvoir l'issue , cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prtexte ni moyen dans aucune loi existante ; n'ayant que Dieu pour tmoin de mes penses , et auquel je puisse m'adresser, je dclare ici en sa prsence mes dernires volonts et mes sentimens.
126 - J'ai cherch les connatre scrupuleusement , les dtester , et m'humilier en sa prsence. Ne pouvant me servir du ministre d'un prtre catholique , je prie Dieu de. recevoir la confession que je lui en ai faite , et surtout le repentir profond que j?ai d'avoir mis mon nom , quoique cela ft contre ma volont , des actes qui peuvent tre contraires la discipline et la croyance de l'glise catholique , laquelle je suis toujours rest sincrement .uni de cur.
127 - ... (s'ils sont condamns les prouver) que comme des biens dangereux et prissables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l'ternit.
369 - Les dangers intrieurs viennent des bourgeois: pour vaincre les bourgeois, il faut rallier le peuple. Tout tait dispos pour mettre le peuple sous le joug des bourgeois, et faire prir les dfenseurs de la Rpublique sur l'chafaud.
86 - Mon fils tait grenadier dans un bataillon du dpartement des Vosges; il est mort sur la frontire en dfendant la patrie : ayant le cur dchir de douleur, je ne puis tre juge de celui qu'on regarde comme le principal auteur de cette mort.
121 - La Convention nationale dclare nul l'acte de Louis Capet, apport la barre par ses conseils, qualifi d'appel la nation du jugement contre lui rendu par la Convention ; dfend qui que ce soit d'y donner aucune suite , peine d'tre poursuivi et puni comme coupable d'attentat contre la sret gnrale de la rpublique.
36 - Oui , sans doute, il existe un projet d'avilir la convention , et de la dissoudre peut-tre l'occasion de cette interminable affaire. Il existe , non dans ceux qui rclament avec nergie les principes de la libert , non dans le peuple, qui lui a tout immol, non dans la...
122 - Je recommande la bienfaisance de la Nation toutes les personnes qui m'taient attaches; il y en a beaucoup qui avaient mis toute leur fortune dans leurs charges...