Philosophie morale

Fonteyn, 1855 - 244
 

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175 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme, et reste aussi libre qu'auparavant!
175 - Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprme direction de la volont gnrale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout.
150 - C'est pourquoi l'homme quittera son pre et sa mre , et s'attachera sa femme, et ils seront deux dans une seule chair.
12 - Toutes ces vrits, et toutes celles que j'en dduis par un raisonnement certain, subsistent indpendamment de tous les temps: en quelque temps que je mette un entendement humain, il les connatra; mais en les connaissant il les trouvera vrits; il ne les fera pas telles, car ce ne sont pas nos connaissances qui font leurs objets, elles les supposent.
203 - La proprit est le droit de jouir et de disposer des choses de la manire la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohib par les lois ou les rglements.
175 - Les clauses de ce contrat sont tellement dtermines par la nature de l'acte que la moindre modification les rendrait vaines et de nul effet ; en sorte que, bien qu'elles n'aient peut-tre jamais t formellement nonces, elles sont partout les mmes, partout tacitement admises et reconnues...
189 - Comme nous avons appris que des crits sems parmi le peuple proclament certaines doctrines qui branlent la fidlit et la soumission dues aux princes et qui allument partout les flambeaux de la rvolte, il faudra empcher avec soin que les peuples ainsi tromps ne soient entrans hors de la ligne de leurs devoirs. Que tous considrent que, suivant l'avis de l'Aptre, il n'ya point de puissance qui ne vienne de Dieu; celles qui existent ont t tablies par Dieu.
176 - Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement, qui seul peut donner de la force aux autres : que quiconque refusera d'obir la volont gnrale y sera contraint par tout le corps...
142 - L'audace est un amour qui entreprend, pour possder l'objet aim, ce qu'il ya de plus difficile; et la crainte, un amour qui, se voyant menac de perdre ce qu'il recherche, est troubl de ce pril. L'esprance est un amour qui se flatte qu'il possdera l'objet aim, et le dsespoir est un amour dsol de ce qu'il s'en voit priv jamais, ce qui cause vin abattement dont on ne peut se relever.
36 - Il faut donc trouver dans la nature quelque chose d'existant et de rel qui soit mes ides, quelque chose qui soit au dedans de moi et qui ne soit point moi, qui me soit suprieur, qui soit en moi lors mme que je n'y pense pas; avec qui je croie tre seul, comme si je n'tais qu'avec moi-mme; enfin qui me soit plus prsent et plus intime que mon propre fond. Ce je ne sais quoi si admirable, si familier et si inconnu , ne peut tre que Dieu.