Histoire de la Rvolution franaise, 3

Lecointe, 1828
 

 - 

.

1
1
2
2
3
62
4
74
5
82
6
125
7
171
8
200
9
214
10
260
11
275
12
300
13
385
14
400

-

353 - En vous parlant peuttre pour la dernire fois, je vous dclare que ma conscience ne me reproche rien, et que mes dfenseurs ne vous ont dit que la vrit. Je n'ai jamais craint que ma conduite ft examine publiquement; mais mon cur est dchir de trouver, dans l'acte d'accusation, l'imputation d'avoir voulu faire rpandre le sang du peuple, et surtout que les malheurs du 10 aot me soient attribus.
335 - Mais j'ai t appel deux fois au conseil de celui qui fut mon matre, dans le temps que cette fonction tait ambitionne par tout le monde; je lui dois le mme service, lorsque c'est une fonction que bien des gens trouvent dangereuse.
353 - Je m'arrte devant l'histoire ; songez qu'elle jugera votre jugement, et que le sien sera celui des sicles.
384 - Citoyens, je vais proclamer le rsultat du scrutin. Vous allez exercer un grand acte de justice; j'espre que l'humanit vous engagera garder le plus profond silence : quand la justice a parl l'humanit doit avoir son tour.
352 - Louis tait mont sur le trne vingt ans; et vingt ans, il donna sur le trne l'exemple des murs; il n'y porta aucune faiblesse coupable, ni aucune passion corruptrice; il y fut conome, juste, svre; il s'y montra toujours l'ami constant du peuple.
388 - C'tait une lettre ainsi conue : Citoyen prsident, Ma sant depuis longtemps affaiblie me rend l'habitude de la vie d'une assemble aussi orageuse que la Convention impossible. Mais ce qui m'est plus impossible encore, c'est de supporter la honte de m'asseoir dans son enceinte avec des hommes de sang, alors que leur avis, prcd de la terreur, l'emporte sur celui des gens de bien ; alors que Marat l'emporte sur Ption. Si l'amour de mon pays m'a fait endurer...
228 - La sensibilit qui gmit presque exclusivement pour les ennemis de la libert m'est suspecte. Cessez d'agiter sous mes yeux la robe sanglante du tyran, ou je croirai que vous voulez remettre Rome dans les fers.
322 - Juste ciel ! toutes les hordes froces du despotisme s'apprtent dchirer de nouveau le sein de notre patrie au nom de Louis XVI ! Louis combat encore contre nous du fond de sa prison, et l'on doute s'il est coupable, s'il est permis de le...
364 - Critias, les Anitus, les Csar, les Clodius taient de la majorit ; mais Socrate tait de la minorit, car il avala la cigu ; Caton tait de la minorit, car il dchira ses entrailles.
302 - Ier ; car lorsqu'un peuple est assez lche pour se laisser dominer par des tyrans, la domination est le droit du premier venu et n'est pas plus sacre ni plus lgitime sur la tte de l'un que sur celle de l'autre.