Essai sur la littrature anglaise

E. et V. Penaud, 1849 - 488
 

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30 - Aveugle et souffrant sans espoir et presque sans relche, je puis rendre ce tmoignage, qui de ma part ne sera pas suspect : il ya au monde quelque chose qui vaut mieux que les jouissances matrielles, mieux que la fortune, mieux que la sant ellemme, c'est le dvouement la science.
236 - Quand le soir approchait je descendais des cimes de l'le et j'allais volontiers m'asseoir au bord du lac, sur la grve, dans quelque asile cach ; l le bruit des vagues et l'agitation de l'eau fixant mes sens et chassant de mon me toute autre agitation la plongeaient dans une rverie dlicieuse o la nuit me surprenait souvent sans que je m'en fusse aperu. Le flux et...
236 - ... mon oreille et mes yeux, supplaient aux mouvements internes que la rverie teignait en moi, et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence, sans prendre la peine de penser. De temps autre naissait quelque faible et courte rflexion sur l'instabilit des choses de ce monde dont la surface des eaux m'offrait l'image ; mais bientt ces impressions lgres s'effaaient dans l'uniformit du mouvement continu qui me berait...
104 - Wilt thou be gone ? it is not yet near day. It was the nightingale, and not the lark, That pierced the fearful hollow of thine ear; Nightly she sings on yon pomegranate tree. Believe me, love, it was the nightingale.
108 - J'ose vous dire ici qu'en l'tat o je suis, Peut-tre assez d'honneurs environnaient ma vie Pour ne pas souhaiter qu'elle me ft ravie, Ni qu'en me l'arrachant, un svre destin, Si prs de ma naissance, en et marqu la fin. Fille d'Agamemnon, c'est moi qui, la premire, Seigneur, vous appelai de ce doux nom de pre...
209 - ... du vassal, la simple foi du chrtien, s'y mlaient la rude indpendance plbienne accoutume s'estimer et se faire justice. Le sentiment de sa libert paraissait n'tre en lui que la conscience de la force de sa main et de l'intrpidit de son cur. Il ne parlait pas plus qu'un lion ; il se grattait comme un lion, billait comme un lion, se mettait sur le flanc comme un lion ennuy, et rvait apparemment de sang et de forts : son intelligence tait du genre de celle...
236 - Au banquet de la vie, infortun convive, J'apparus un jour, et je meurs ; Je meurs, et sur ma tombe, o lentement j'arrive, Nul ne viendra verser des pleurs.
278 - I nos destins ont t pareils 1 mes songes s'vanouissent, mesure que vos palais s'croulent; les heures de mon printemps se sont noircies, comme les arabesques dont le fate de vos monuments est orn. Mais vous prissez votre insu; moi, je sais mes ruines; votre ciel voluptueux, la vnust des flots qui vous lavent, me trouvent aussi sensible que je le fus jamais.
97 - ... temps : elle annonce la dcadence de la haute posie et du vrai drame ; on se contente des petites beauts , quand on est impuissant aux grandes ; on imite , tromper l'il , des fauteuils et du velours , quand on ne peut plus peindre la physionomie de l'homme assis sur ce velours et dans ces fauteuils.
237 - J'ai achev ma course : et plt Dieu que je pusse ajouter : J'ai t fidle ! Qu'il me soft permis d'employer uniquement pour Dieu et pour moi-mme ce qui me reste de vie L, oubliant les choses du monde, je passerai devant Dieu toutes les annes de ma vie dans l'amertume de mon me.