Collection complte des uvres de J.J. Rousseau, 2

P. Moultou, 1782
 

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16 - La guerre n'est donc point une relation d'homme homme, mais une relation d'Etat Etat, dans laquelle les particuliers ne sont ennemis qu'accidentellement, non point comme hommes, ni mme comme citoyens ' , mais comme soldats ; non point comme membres de la patrie . mais comme ses dfenseurs.
28 - ... par o l'on voit qu'il n'ya ni ne peut y avoir nulle espce de loi fondamentale obligatoire pour le corps du peuple, pas mme le contrat social.
245 - Que si quelqu'un aprs avoir reconnu publiquement ces mmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort; il a commis le plus grand des crimes, il a menti devant les lois.
67 - ... en sorte que si chaque citoyen n'est rien, ne peut rien que par tous les autres, et que la force acquise par le tout soit gale ou suprieure la somme des forces naturelles de tous les individus, on peut dire que la lgislation est au plus haut point de perfection qu'elle puisse atteindre.
32 - ... gnrale, et la possession qui n'est que l'effet de la force ou le droit du premier occupant, de la proprit qui ne peut tre fonde que sur un titre positif.
64 - De lui-mme le peuple veut toujours le bien, mais de lui-mme il ne le voit pas toujours. La volont gnrale est toujours droite, mais le jugement qui la guide n'est pas toujours clair.
46 - Si, quand le peuple suffisamment inform dlibre, les citoyens n'avaient aucune communication entre eux, du grand nombre de petites diffrences rsulterait toujours la volont gnrale, et la dlibration serait toujours bonne. Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dpens de la grande, la volont de chacune de ces associations devient gnrale par rapport ses membres, et particulire par rapport l'État : on peut dire alors qu'il n'ya plus autant...
245 - Sans pouvoir obliger personne les croire, il peut bannir de l'Etat quiconque ne les croit pas; il peut le bannir, non comme impie, mais comme insociable, comme incapable d'aimer sincrement les lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie son devoir.
67 - ... parfait et solitaire, en partie d'un plus grand tout dont cet individu reoive en quelque sorte sa vie et son tre; d'altrer la constitution de l'homme pour la renforcer; de substituer une existence partielle et morale l'existence physique et indpendante que nous avons tous reue de la nature. Il faut en un mot, qu'il te l'homme ses forces propres pour lui en donner qui lui soient trangres et dont il ne puisse faire usage sans le secours d'autrui.
47 - Il importe donc, pour avoir bien l'nonc de la volont gnrale, qu'il n'y ait pas de socit partielle dans l'État, et que chaque citoyen n'opine que d'aprs lui : telle fut l'unique et sublime institution du grand Lycurgue.