Constitution sociale, dduite des lois ternelles et immuables de la justice universelle, applique l'homme vivant en communion;pblois dont le bonheaur est le but, la fraternit le moyen, et d'ou dcoulent, comme consquence, galit, libert, souverainet, proprit

De Cosse et Delamotte, 1848 - 640
 

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295 - La loi, en gnral, est la raison humaine, en tant qu'elle gouverne tous les peuples de la terre; et les lois politiques et civiles de chaque nation ne doivent tre que les cas particuliers o s'applique cette raison humaine.
236 - Il faut donc la force publique un agent propre qui la runisse et la mette en uvre selon les directions de la volont gnrale, qui serve la communication de l'Etat et du souverain, qui fasse en quelque sorte dans la personne publique ce que fait dans l'homme l'union de l'me et du corps.
313 - Comme dans un État libre tout homme qui est cens avoir une me libre doit tre gouvern par lui-mme , il faudrait que le peuple en corps et la puissance lgislative ; mais comme cela est impossible dans les grands États, et est sujet beaucoup d'inconvnients dans les petits , il faut que le peuple fasse par ses reprsentants tout ce qu'il ne peut faire par lui-mme.
304 - Quand on propose une loi dans l'assemble du peuple, ce qu'on leur demande n'est pas prcisment s'ils approuvent la proposition ou s'ils la rejettent, mais si elle est conforme ou non la volont gnrale qui est la leur...
138 - Renoncer sa libert, c'est renoncer sa qualit d'homme , aux droits de l'humanit, mme ses devoirs. Il n'ya nul ddommagement possible pour quiconque renonce tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme; et c'est ter toute moralit ses actions que d'ter toute libert sa volont.
320 - ... moyen par lequel la probit, les lumires, l'exprience et toutes les autres raisons de prfrence et d'estime publique sont autant de nouveaux garants qu'on sera sagement gouvern.
146 - Quand donc il arrive que le peuple institue un gouvernement hrditaire, soit monarchique dans une famille , soit aristocratique dans un ordre de citoyens , ce n'est point un engagement qu'il prend ; c'est une forme provisionnelle qu'il donne l'administration, jusqu' ce qu'il lui plaise d'en ordonner autrement.
384 - Il a t frapp de la magnificence ou des richesses d'un citoyen : cela suffit pour qu'il puisse choisir un dile. Toutes ces choses sont des faits dont il s'instruit mieux dans la place publique qu'un monarque dans son palais. Mais saura-t-il conduire une affaire, connatre les lieux, les occasions, les moments, en profiter? Non, il ne le saura pas.
412 - La patrie ne peut subsister sans la libert, ni la libert sans la vertu, ni la vertu sans les citoyens. Vous aurez tout si vous formez des citoyens ; sans cela vous n'aurez que de mchants esclaves, commencer par les chefs de l'État.
317 - Comment une multitude aveugle, qui souvent ne sait ce qu'elle veut, parce qu'elle sait rarement ce qui lui est bon, excuteraitelle d'elle-mme une entreprise aussi grande, aussi difficile qu'un systme de lgislation?