uvres de Robespierre

F. Cournol, 1866 - 346
 

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259 - DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN Le peuple Franais, convaincu que l'oubli et le mpris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a rsolu d'exposer dans une dclaration solennelle, ces droits sacrs et inalinables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but...
280 - Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en rvolution est la fois la vertu et la terreur : la vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante.
317 - Divinit : l'une ne peut sjourner sans l'autre parmi les hommes. Peuple gnreux , veux-tu triompher de tous tes ennemis ? Pratique la justice , et rends la Divinit le seul culte digne d'elle. Peuple , livrons-nous aujourd'hui sous ses auspices aux transports d'une pure allgresse ! Demain nous combattrons encore les vices et les tyrans...
315 - En cas de troubles dont un culte quelconque serait l'occasion ou le motif, ceux qui les exciteraient par des prdications fanatiques ou par des insinuations contre-rvolutionnaires, ceux qui les provoqueraient par des violences injustes et gratuites, seront galement punis selon la rigueur des lois.
231 - ... reprsentants de la nation. Vous n'avez point une sentence rendre pour ou contre un homme : mais une mesure de salut public prendre, un acte de providence nationale exercer.
140 - Oh ! je la leur abandonnerai sans regret: j'ai l'exprience du pass, et je vois l'avenir. Quel ami de la patrie peut vouloir survivre au moment o il n'est plus permis de la servir et de dfendre l'innocence opprime? Pourquoi demeurer dans un ordre de choses o l'intrigue triomphe ternellement de la vrit, o la justice est un mensonge, o les plus viles passions, o les craintes les plus ridicules occupent dans les curs la place des intrts sacrs de l'humanit?
258 - Les citoyens, dont les revenus n'excdent point ce qui est ncessaire leur subsistance , sont dispenss de contribuer aux dpenses publiques ; les autres doivent les supporter progressivement selon l'tendue de leur fortune.
132 - Est-ce nous qui, oubliant les crimes de l'aristocratie, et protgeant les tratres, avons dclar la guerre aux citoyens paisibles, rig en crimes ou des prjugs incurables ou des choses indiffrentes, pour trouver partout des coupables et rendre la rvolution redoutable au peuple mme? Ce sont les monstres, que nous avons accuss. Est-ce nous qui...
306 - Et d'ailleurs qu'y at-il entre les prtres et Dieu ? Les prtres sont la morale ce que les charlatans sont la mdecine.
146 - Je suis fait pour combattre le crime, non pour le gouverner. Le temps n'est point arriv o les hommes de bien peuvent servir impunment la patrie ; les dfenseurs de la libert ne seront que des proscrits tant que la horde des fripons dominera.