Clment XIII et Clment XIV.

 

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14 - ... servent la raison sans s'en douter ; ce sont des excuteurs de la haute justice, pour la philosophie, dont ils prennent les ordres sans le savoir; et les jsuites pourraient dire S.
135 - Je n'aime point cordialement les Jsuites, mais toutes les hrsies les ont toujours dtests; ce qui est leur triomphe. Je n'en dis pas plus. Pour la paix de mon royaume, si je les renvoie contre mon gr, du moins ne veux-je pas qu'on croie que j'ai adhr tout ce que les Parlements ont fait et dit contre eux.
253 - Les rois remporteront-ils? les jsuites auront-ils la victoire? Voil la question qui agite les cabinets et qui est la source des intrigues, des tracasseries, des embarras de toutes les cours catholiques. En vrit , l'on ne peut pas voir ce tableau de sang-froid sans en sentir l'indcence, et si j'tais ambassadeur Rome, je serais honteux de voir le pre Ricci l'antagoniste de mon matre (1).
509 - Providence singulire, met entre nos mains, et si, placs dans la nacelle de Pierre, sans cesse agite par les flots, nous rejetions les rameurs robustes et expriments qui s'offrent nous, pour rompre la force des vagues qui menacent tout instant de nous engloutir dans un naufrage invitable.
25 - C'est en arrachant la racine d'une dent qu'on fait cesser la douleur. Par les entrailles de Jsus-Christ, je conjure Votre Saintet de voir en moi un homme plein d'amour pour la paix ; mais craignez que le roi mon matre n'approuve le projet adopt par plus d'une cour, celui de supprimer tous les Ordres religieux.
92 - Parlements , except celui de Rouen , eussent suivi l'exemple de Paris. Je ne crains pas d'assurer (et j'ai vu les choses d'assez prs), que les Jsuites avaient, et ont encore , sans comparaison , plus de partisans que d'adversaires. La Chalotais et Monclar ont seuls donn l'impulsion leurs compagnies. Il a fallu faire jouer bien des ressorts dans les autres. Gnralement parlant, les provinces regrettent les Jsuites, et ils y reparatraient avec acclamation par des raisons que je dveloppe...
509 - ... dont la runion et le rtablissement sont l'objet de nos penses et de nos soins continuels, exigent que nous donnions notre assentiment des vux si unanimes et si justes. Nous nous croirions...
354 - ... font agir, l'esprit dans lequel on agit, les affections et les mouvements du cur qui accompagnent l'action; et, puisque de tout cela dpend l'innocence ou la malice d'une action extrieure, j'en laisse tout le jugement celui qui interrogera les uvres et sondera les penses. Et pour satisfaire au devoir de Chrtien, je proteste qu'avec le secours de Dieu j'ai toujours pardonn et que je pardonne sincrement ceux qui m'ont tourment et ls : premirement, par tous les maux...
507 - Sige apostolique, nous dputmes, en qualit de suprieur gnral de ladite socit, ledit Franois Kareu, avec le pouvoir et les facults ncessaires et convenables pour suivre et maintenir la rgle de saint Ignace de Loyola, approuve et confirme par notre prdcesseur Paul III, d'heureuse mmoire, en vertu de ses constitutions apostoliques : et, afin qu'tant ainsi associs et runis en une congrgation religieuse, ils pussent donner leurs soins l'ducation de la jeunesse...
169 - Religion et de l'honneur, de dposer dans son sein paternel les causes d'une pareille proscription. Le Pape s'exprimait en ces termes pleins de douleur : De tous les coups qui nous ont frapp pendant les malheureux neuf ans de notre pontificat, le plus sensible notre cur paternel a t celui que Votre Majest vient de nous annoncer. Ainsi, vous aussi, mon fils...