Extraits des grands philosophes

Delagrave, 1877 - 600
 

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Les arts Entretien de Socrate et dun sculpteur
43
Anaxagore Lide du bien et les causes finales
50
Derniers moments de Socrate
56
Le premier aimable
65
La justice consistetelle faire du bien ses amis
72
Plotin
139
SAINT AUGUSTIN
149
ABÉLARD
155
SAINT THOMAS
157
LA BOÉTIE
169
Attention daprs Condillac 290 Bruno Giordano
173
BACON
178
HOBBES
185
DESCARTES
192
Preuve ontologique de lexistence de Dieu par son ide
198
BOSSUET
208
MALEBRANCHE
216
NOZA
225
De lexistence de Dieu
227
Ngation des causes finales
228
Le souverain bien De la rforme de lentendement
229
Le bien suprme est la connaissance de Dieu
231
Limmortalit de la raison
234
Lamour intellectuel de Dieu
235
Lk ROCHEFOUCAULD
236
Lamour de soi fin de toutes les actions humaines selon La Rochefoucauld
237
Lorgueil
238
La louange
239
La connaissance La clmence
240
La sincrit Lamiti Penses diverses
241
Les afflictions
242
La bont La justice Lamour
245
BAYLE
246
LEIBNIZ
248
Lclectisme de Leibniz
249
Toute substance est active
250
Nature des monades
251
Le matrialisme
252
La raison
254
Tout est li dans lunivers 225
255
Infinit de lunivers
256
La naissance et la mort
257
Tout enveloppe linfini
258
Destine des mes
259
Leibniz raconte comment il a t amen lhypothse de lharmonie prtablie
260
Comparaison de lme et du corps avec des horloges
261
Des perceptions dont nous navons pas conscience
262
Les plaisirs
264
De lamour
265
En quel sens on peut dire que certaines ides sont innes
266
Lespace et le temps
267
Preuve de lexistence de Dieu par la raison suffisante
268
Apprciation de la preuve de saint Anselme et de Descartes
269
Ce monde est le meilleur possible
270
LOCKE
276
CLARKE
288
Des lois positives
295
Du gouvernement dmocratique
296
Principes vitaux des divers gouvernements Ncessit de la vertu dans la dmocratie
298
La vertu dans les gouvernements dmocratiques
300
Du despotisme
301
Thorie de la sparation des trois pouvoirs lgislatif ex cutif et judiciaire
302
Sur lesclavage
304
De la svrit des peines Ses inconvnients
305
Sur le duel
306
VOLTAIRE
308
Apologie des causes finales
309
Sur lme et limmortalit
310
Sur lide de la justice
311
Caractre sacr et inalinable de la libert humaine
312
Quil faut toujours remonter une premire conventior
313
Du pacte social
314
Les exceptions apparentes
326
Sur la superstition
327
Lhomme humain daprs Helvtius
328
Le salut public daprs Helvtius
329
TURGOT
330
Rles de la thologie de la physique et de la mtaphy sique dans les progrs de lesprit humain
332
Les hypothses condition du progrs intellectuel
333
REID
345
DUGALDSTEWART
352
La loi de la bonne volont doit tre une maxime univer selle
366
La volont a sa fin en ellemme et lhomme doit tre considr comme une fin non comme un moyen Formule de limpratif catgorique
367
autonomie de la volont
369
La socit des tres libres et raisonnables ou la rpu blique des fins
370
La dignit humaine
371
Le respect ne sadresse quaux personnes non aux choses
372
Lducation morale oppose lducation utilitaire et pi curienne Le pur respect du devoir est un mobile plus puissant que lintrt Exemple
373
Grandeur de la loi morale
379
Le devoir et la personnalit
380
Peuton prouver par des preuves purement spculatives la spiritualit et limmortalit ? Critique des arguments platoniciens en faveur de la simplicit e...
381
Examen dun argument mtaphysique du Phdon sur lim
382
Preuve de limmortalit comme condition de notre per fectionnement indfini
383
Preuve de limmortalit par la loi morale
384
Lignorance des conditions de la vie future est ncessaire au dsintressement
385
La loi historique du progrs dduite de lhypothse du dterminisme universel
386
Du progrs social et politique Fondement du droit
387
Preuve morale de lexistence de Dieu
388
La morale ne dpend pas de laffirmation de Dieu cest laffirmation de Dieu qui dpend de la morale
390
La posie
391
Le beau symbole de la moralit
392
Le sublime
393
Le sublime nest que dans notre esprit
394
Le sublime nous donne la conscience de notre supriorit sur la nature
395
FICHTE
396
Le dterminisme et le mcanisme universel Le grain de sable
397
Nous ne percevons directement et immdiatement que ce qui est dans notre conscience Lidalisme
403
La croyance dans la loi morale et dans la libert
405
Le progrs moral venir
406
Priodes de lhistoire du monde Destin Nature Pro vidence Conception du progrs
407
Lhistoire pope divine
408
HÉGEL
424
De lidal comme objet de lart de la posie
437
SCHOPENHAUER
449
MAINE DE BIRAN
458
Maine de Biran raconte son histoire intellectuelle Lhabitude Lactivit et la passivit
459
Mthode de la psychologie
462
Sur leffort pour mouvoir les membres
463
Diffrence entre le dsir et le vouloir
464
Limagination passive et active Chteaux en Espagne songes romans
468
Les vrais signes sont volontaires
470
la vie sensible la vie intellectuelle et la vie mystique
471
VICTOR Cousin 402
473
La rflexion et la spontanit
474
Questce que le beau ? Rduction de toute beaut la beaut spirituelle
476
De lidal dans lart et dans la posie
479
Du gnie
480
Lart nest pas une imitation de la nature
481
La fin de lart Indpendance de lart
482
Lexpression dans les diffrents arts
486
Des diffrents arts et du rang de la posie
489
Diffrence du droit et du dsir
493
Des droits naturels de lhomme Leur rapport avec la justice
495
Du droit de proprit
497
Le gouvernement a pour objet la protection de droits naturels
499
Des devoirs de charit qui incombent au gouvernement ou la charit publique
501
La philosophie de lhistoire
504
Sur la dclaration des droits de lhomme
507
Psychologie
508
Le rve
510
Le repos de la volont pendant le rve
511
Daprs Jouffroy
526
De la vrit 34
600

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205 - Tous les corps, le firmament, les toiles, la terre et ses royaumes, ne valent pas le moindre des esprits; car il connat tout cela, et soi; et les corps, rien. Tous les corps ensemble, et tous les esprits ensemble, et toutes leurs productions, ne valent pas le moindre mouvement de charit. Cela est d'un ordre infiniment plus lev.
301 - États modrs; elle n'y eSt que lorsqu'on n'abuse pas du pouvoir; mais c'eSt une exprience ternelle que tout homme qui a du pouvoir eSt port en abuser; il va jusqu' ce qu'il trouve des limites. Qui le diroit ! la vertu mme a besoin de limites. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrte le pouvoir.
301 - Il n'ya point encore de libert si la puissance de juger n'est pas spare de la puissance lgislative et de l'excutrice. Si elle tait jointe la puissance lgislative, le pouvoir sur la vie et la libert des citoyens serait arbitraire; car le juge serait lgislateur. Si elle tait jointe la puissance excutrice, le juge pourrait avoir la force d'un oppresseur.
238 - Ceux qu'on condamne au supplice affectent quelquefois une constance et un mpris de la mort qui n'est en effet que la crainte de l'envisager ; de sorte qu'on peut dire que cette constance et ce mpris sont leur esprit ce que le bandeau est leurs yeux. 22. La philosophie triomphe aisment des maux passs et des maux venir, mais les maux prsents triomphent d'elle.
302 - Comme dans un Etat libre tout homme qui est cens avoir une me libre doit tre gouvern par lui-mme, il faudrait que le peuple en corps et la puissance lgislative...
300 - Pour former un gouvernement modr, il faut combiner les puissances, les rgler, les temprer, les faire agir; donner pour ainsi dire, un lest l'une pour la mettre en tat de rsister une autre : c'est un chef-d'uvre de lgislation que le hasard fait rarement, et que rarement on laisse faire la prudence2.
294 - Elles doivent tre relatives au physique du pays ; au climat glac, brlant ou tempr ; la qualit du terrain, sa situation, sa grandeur ; au genre de vie des peuples, laboureurs, chasseurs ou pasteurs ; elles doivent se rapporter au...
332 - Nos esprances sur l'tat venir de l'espce humaine peuvent se rduire ces trois points importants : la destruction de l'ingalit entre les nations, les progrs de l'galit dans un mme peuple , enfin le perfectionnement rel de l'homme.
205 - O est donc ce moi, s'il n'est ni dans le corps, ni dans l'me ? et comment aimer le corps ou l'me, sinon pour ces qualits, qui ne sont point ce qui fait le moi, puisqu'elles sont prissables ? car aimerait-on la substance de l'me d'une personne abstraitement, et quelques qualits qui y fussent ? Cela ne se peut, et serait injuste. On n'aime donc jamais personne, mais seulement des qualits.
238 - Les hommes ne sont pas seulement sujets perdre le souvenir des bienfaits et des injures : ils hassent mme ceux qui les ont obligs, et cessent de har ceux qui leur ont fait des outrages.