Histoire parlementaire de la rvolution franaise: ou, Journal des assembles nationales, depuis 1789 jusqu'en 1815, 1-2

Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Prosper-Charles Roux
Paulin, 1834
 

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165 - Dieu, en donnant l'homme des besoins, en lui rendant ncessaire la ressource du travail, a fait du droit de travailler la proprit de tout homme, et cette proprit est la premire, la plus sacre et la plus imprescriptible de toutes.
336 - Nul ne doit tre inquit pour ses opinions, mme religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public tabli par la loi.
345 - La proprit tant un droit inviolable et sacr, nul ne peut en tre priv, si ce n'est lorsque la ncessit publique, lgalement constate, l'exige videmment, et sous la condition d'une juste et pralable indemnit.
369 - La libre communication des penses et des opinions est un des droits les plus prcieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, crire, imprimer librement, sauf rpondre de l'abus de cette libert dans les cas dtermins par la loi.
343 - Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mmes ou par leurs reprsentants, la ncessit de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en dterminer la quotit, l'assiette, le recouvrement et la dure.
164 - Tout ce que je vois jette les semences d'une rvolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le plaisir d'tre tmoin. Les Franais arrivent tard tout, mais enfin ils arrivent; la lumire s'est tellement rpandue de proche en proche, qu'on clatera la premire occasion et alors ce sera un beau tapage; les jeunes gens sont bien heureux, ils verront de belles choses.
164 - J'ai de mon opinion des raisons plus particulires que cette maxime, mais il n'est pas propos de les dire, et chacun ne les voit que trop.
354 - Messieurs, ce jour que mon cur attendait depuis longtemps est enfin arriv, et je me vois entour des reprsentants de la nation laquelle je me fais gloire de commander. Un long intervalle s'tait coul depuis la dernire tenue des tats gnraux, et quoique la convocation de ces assembles part tre tombe en dsutude, je n'ai pas balanc rtablir un usage dont le royaume peut tirer une nouvelle force, et qui peut ouvrir la nation une nouvelle source de bonheur.
56 - Les dputs de la nation sont appels consacrer avec vous les droits minens de la royaut sur la base immuable de la libert du peuple ; mais lorsqu'ils remplissent leur devoir, lorsqu'ils cdent leur raison, h leurs sentimens, les exposeriez-vous au soupon de n'avoir cd qu' la crainte?
55 - Le danger, sire, est pressant, est universel est au-del de tous les calculs de la prudence humaine. Le danger est pour le peuple des provinces. Une fois alarm sur notre libert, nous ne connaissons plus de frein qui puisse le retenir.