Revue noscolastique

Institut suprieur de philosophie, 1908
 

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547 - Ces clauses bien entendues se rduisent toutes une seule, savoir l'alination totale de chaque associ avec tous ses droits toute la communaut...
34 - Quelle vanit que la peinture, qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire pas les originaux ! XXXIII.
546 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme et reste aussi libre .qu'auparavant.
547 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
214 - II ya un Dieu, est par elle-mme la plus claire de toutes les propositions qui affirment l'existence de quelque chose, et qu'elle est mme aussi certaine que celle-ci : Je pense, donc je suis. Vous voyez de plus ce que c'est que Dieu, puisque Dieu, et l'tre, ou l'infini, ne sont qu'une mme chose. VI. Mais, encore un coup, ne vous y trompez pas, vous ne voyez 1.
387 - Dieu est esprit ; et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vrit.
536 - Or, il n'ya point d'homme dans le monde. J'ai vu, dans ma vie, des Franais, des Italiens, des Russes, etc. ; je sais mme, grce Montesquieu, qu'on peut tre Persan : mais quant l'homme, je dclare ne l'avoir rencontr de ma vie ; s'il existe, c'est bien mon insu (4).
537 - Etant donnes la population, les murs, la religion, la situation gographique, les relations politiques, les richesses, les bonnes et les mauvaises qualits d'une certaine nation, trouver les lois qui lui conviennent.
547 - Comme la nature donne chaque homme un pouvoir absolu sur tous ses membres, le pacte social donne au corps politique un pouvoir absolu sur tous les siens; et c'est ce mme pouvoir qui, dirig par la volont gnrale, porte, comme j'ai dit, le nom de souverainet.
215 - Il faut donc trouver dans la nature quelque chose d'existant et de rel qui soit mes ides, quelque chose qui soit au dedans de moi et qui ne soit point moi, qui me soit suprieur, qui soit en moi lors mme que je n'y pense pas; avec qui je croie tre seul, comme si je n'tais qu'avec moi-mme; enfin qui me soit plus prsent et plus intime que mon propre fond. Ce je ne sais quoi si admirable, si familier et si inconnu , ne peut tre que Dieu.