Etudes religieuses, philosophiques, historiques et littraires

V. Retaux, 1880
 

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18 - Que si quelqu'un, aprs avoir reconnu publiquement ces mmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort ; il a commis le plus grand des crimes : il a menti devant les lois.
21 - ... la puissance souveraine n'a nul besoin de garant envers les sujets, parce qu'il est impossible que le corps veuille nuire tous ses membres, et nous verrons ci-aprs qu'il ne peut nuire aucun en particulier. Le souverain, par cela seul qu'il est , est toujours tout ce qu'il doit tre.
22 - Quand on propose une loi dans l'assemble du peuple, ce qu'on leur demande n'est pas prcisment s'ils approuvent la proposition ou s'ils la rejettent, mais si elle est conforme ou non la volont gnrale qui est la leur : chacun en donnant son suffrage dit son avis l-dessus, et du calcul des voix se tire la dclaration de la volont gnrale. Quand donc l'avis contraire au mien l'emporte, cela ne prouve autre chose sinon que je m'tais tromp, et que ce que j'estimais tre la volont...
14 - Or, comme les hommes ne peuvent engendrer de nouvelles forces, mais seulement unir et diriger celles qui existent, ils n'ont plus d'autre moyen pour se conserver que de former, par agrgation, une somme de forces qui puisse l'emporter sur la rsistance, de les mettre en jeu par un seul mobile, et de les faire agir de concert.
15 - Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprme direction de la volont gnrale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout.
13 - Je suppose les hommes parvenus ce point o les obstacles qui nuisent leur conservation dans l'tat de nature l'emportent par leur rsistance sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet tat.
537 - Parmi nous , la barrire qui spare les grands du peuple , a spar leur langage; les prjugs ont avili les mots comme les hommes , et il ya eu , pour ainsi dire , des termes nobles et des termes roturiers.
14 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ, et par laquelle chacun, s'unissant tous, n'obisse pourtant qu' lui-mme, et reste aussi libre qu'auparavant a . Tel est le problme fondamental dont le contrat social donne la solution.
14 - Ces clauses, bien entendues, se rduisent toutes une seule, savoir, l'alination totale de chaque associ avec tous ses droits toute la communaut...
15 - Enfin chacun se donnant tous ne se donne personne : et comme il n'ya pas un associ sur lequel on n'acquire le mme droit qu'on lui cde sur soi, on gagne l'quivalent de tout ce qu'on perd, et plus de force pour conserver ce qu'on a.