Bulletin de l'Institut national genevois, 32

 

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190 - La souverainet ne peut tre reprsente, par la mme raison qu'elle ne peut tre aline. Elle consiste essentiellement dans la volont gnrale, et la volont ne se reprsente point : elle est la mme, ou elle est autre ; il n'ya point de milieu. Les Dputs du peuple ne sont donc, ni ne peuvent tre, ses reprsentants; ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure dfinitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifie est nulle ; ce n'est point...
193 - L'existence de la divinit puissante, intelligente, bienfaisante, prvoyante et pourvoyante, la vie venir, le bonheur des justes, le chtiment des mchants, la saintet du contrat social et des lois, voil les dogmes positifs.
192 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit, sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
192 - Or il importe bien l'Etat que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs; mais les dogmes de cette religion n'intressent ni l'Etat ni ses membres qu'autant que ces dogmes se rapportent la morale, et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui.
186 - Trouver une forme d'association qui dfende et protge de toute la force commune la personne et les biens de chaque associ , et par laquelle chacun , s'unissant tous , n'obisse pourtant qu' lui-mme , ,K et reste aussi libre qu'auparavant.
177 - Outre l'avantage de la distinction des deux pouvoirs, elle a celui du choix de ses membres; car, dans le gouvernement populaire , tous les citoyens naissent magistrats , mais celui-ci les borne un petit nombre , et ils ne le deviennent que par lection " ; moyen par lequel la probit , les lumires , l'exprience , et toutes les autres raisons de prfrence et d'estime publique , sont autant de nouveaux garants qu'on sera sagement gouvern.
192 - Le droit que le pacte social donne au souverain sur les sujets ne passe point, comme je l'ai dit ('), les bornes de l'utilit publique (a).
32 - ... d'tre fidle la nation, la loi et au roi, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution dcrte par l'Assemble nationale et accepte par le roi.
192 - Que si quelqu'un, aprs avoir reconnu publiquement ces mmes dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de mort; il a commis le plus grand des crimes : il a menti devant les lois.
27 - ... de maintenir de tout leur pouvoir la constitution du royaume, d'tre fidles la nation, la loi et au Roi, et de remplir avec zle et courage les fonctions civiles et politiques qui leur seront confies.