Du Christianisme et de son origine dmocratique

P. Leroux, 1848 - 347
 

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156 - Dieu. Toutes choses ont t faites par lui, et rien de ce qui a t fait n'a t fait sans lui.
87 - Il ya donc une profession de foi purement civile dont il appartient au souverain de fixer les articles, non pas prcisment comme dogmes de religion, mais comme sentiments de sociabilit, sans lesquels il est impossible d'tre bon citoyen ni sujet fidle.
87 - Sans pouvoir obliger personne les croire, il peut bannir de l'tat quiconque ne les croit pas ; il peut le bannir, non comme impie, mais comme insociable, comme incapable d'aimer sincrement les lois, la justice, et d'immoler au besoin sa vie son devoir.
113 - C'est mal raisonner contre la religion, de rassembler dans un grand ouvrage une longue numration des maux qu'elle a produits, si l'on ne fait de mme celle des biens qu'elle a faits.
107 - qu'ils puissent comme le toucher de la main et le trouver, quoiqu'il ne soit pas loin de chacun de nous. Car c'est en lui que nous vivons, que nous nous mouvons, et que
112 - Au commencement tait le Verbe, et le Verbe tait avec Dieu, et le Verbe tait Dieu.
51 - Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume tait de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livr aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici-bas.
107 - Étant donc la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la Divinit soit semblable de l'or, ou de l'argent, ou de la pierre taille par l'art et l'industrie des hommes.
88 - L'existence de la Divinit puissante, intelligente, bienfaisante, prvoyante et pourvoyante, la vie venir, le bonheur des justes, le chtiment des mchants, la saintet du contrat social et des lois: voil les dogmes positifs. Quant aux dogmes ngatifs, je les borne un seul, c'est l'intolrance : elle rentre dans les cultes que nous avons exclus.