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Dans ce Recueil, qui parait sous les auspices de la pais générale, et à l'époque remarquable d'un nouVEAU SIÈCLE, on a suivi le plus exactement possible, l'ordre chronologique des actes et des traités. On s'en est seulement écarté par rapport à l'État Romain , qui se trouve terminer la première partie , afin de ne pas trop retarder le précis des évènemens politiques et militaires qui ont amené la CONVENTION sur laquelle l'attention est aujourd'hui généralement fixée.

Ce volume contient les articles suivans :
Amérique..

page
Étrurie (Toscane)..
Prusse...

145 Suède.....

191 Hollande (Batavie )....

215 Espagne..

286 État Romain.

362

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111

La SECONDE PARTIE, qui paraîtra incessamment, formera un ou deus volumes, selon l'étendue de la matière; elle contiendra les articles ci-après : Hesse-Cassel.

Hesse-Hombourg. Sardaigne.

République Italienne. Wurtemberg.

Autriche.Ligurie.

Bavière. Baden.

Russie. Gènes.

Portugal. Naples.

Turquie. Parme.

Tunis. Helvétie (Suisse) Angleterre.

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PRÉLIMINAIRE.

Je présente au public la collection des traités de paix et des actes diplomatiques conclus avec la France - République. Des traités de paix ; que ce mot éveille de sentimens délicieux !

Pour bien apprécier l'importance d'un traité, il est nécessaire de connaître la statistique des Puissances contractantes. J'ai donc joint une notice statistique, puisée dans les auteurs les plus accrédités.

Mais quelles ont été les causes de la guerre ? Quels événemens, quelle chance la guerre a-t-elle amenés ? Telle est la demande première de tout lecteur accoutumé à approfondir.

Pour satisfaire , autant qu'il est en moi, cette curiosité bien naturelle, j'ai accompagné les traités et les notices statistiques, 1°. des pièces officielles déclaratives de guerre ; 2°. d'un précis succint des principaux événemens dont elles ont été suivies jusqu'à la paix.

Ces élémens rapprochés m'ont paru de- . voir se prêter mutuellement un nouvel intérêt, et doubler par leur réunion le degré d'utilité qu'ils offrent déjà séparément. Du moins, telle a été la pensée qui m'a occupé en disposant les matériaux, pour en former un corps d'ouvrage.

Alors, le lecteur embrasse d'un coupd'ail un grand ensemble. Débarrassé de ces recherches laborieuses, arides et insipides qui l'auraient entravé , il

peut

eut donner un libre essor à son génie méditatif. Il compare; il juge.

il juge. Que de réflexions utiles ! Que d'observations profondes! Que de résultats précieux !

S'il a été agréable pour moi de reproduire les faits héroïques des armées françaises , (et puissent les noms glorieux de nos héros, couvrir la faiblesse de mon talent)! j'ai éprouvé aussi , bien des dégoûts dans le travail des recherches auxquelles j'ai dû me livrer, des rapprochemens qu'il m'a fallu faire, sur tout par rapport aux différentes données statistiques. Au milieu de la car

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rière semée d'épines que j'ai parcourue , vingt fois découragé, j'ai abandonné la tâche que je m'étais imposée ; mais une sorte d'orgueil national m'a constamment rappelé au labor improbus.

Quoi ! me suis-je dit, les talens et la bravoure militaires , ont placé la France au rang de la première Puissance dans le monde politique, et lui ont conquis le surnom de grande Nation ; les littérateurs français occupent les premières places dans le domaine de la république lettrée; les Bordas, les Lagrange, les Monge, les Chaptal, Fourcroi , Berthollet, etc., cherchent envain des rivaux chez les Nations étrangères, dans la partie des sciences exactes; mais, en éconoınie politique ! les Anglais, et les Allemands sont nos maitres, il faut l'avouer. Quelle est la cause de cette disette ? On la découvrirait, sans doute , dans la nature et la forme du Gouvernement sous lequel la France existait avant la révolution. Alors, les emplois publics étaient concentrés dans une caste d'hommes privilégiés ; la majeure partie de la Nation, éloignée du maniement des affaires publiques, se trouvait comme étrangère aux lois de l'État et de l'administration. Des publicistes fameux ont, cependant, illustré la France : je suis loin de le méconnaitre ; mais Bodin dans son traité de la République, Rousseau dans son Contrat Social, Montesquieu dans l'Es· prit des Loix, ont plutôt présenté des théories savantes sur les Gouvernemens, en général, que des résultats précis, positifs et pratiques sur les Gouvernemens existans.

Les observations de Mably, dans son Traité du Droit Public de l'Europe, sont profondes et lumine:oses ; mais en s'abstenant de produire le texte du traité dont il cherche à pénétrer l'esprit, il prive le lecteur du moyen de juger de la justesse de ses réflexions. Ce n'est cependant pas que les traités nous manquent : la France a, dans ce genre comme l'Allemagne , ses Martens. Mais les collections de Rousset, de Léonard , de Lamberty , de Dumont, etc., bonnes et utiles à consulter dans les bibliothèques où elles se trouvent, contiennent

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