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et rachat d'icelles, tant à la décharge des principaux obligés et de leurs biens

que de leurs fidé-jusseurs et cautions. (3) Et ou aucunes desdites promesses et obligations auroient été acquittées par les dits obligés ou les arrérages des dites rentes par eux payés et continués de leurs propres deniers ou bien les dites rentes racheptées, nous voulons et entendons aussi les en rembourser et indemniser et pourvoir à ce qu'au plustôt ils en soient entièrement satisfaits.

(4) Mandons à ceste fin à nos amés et féaux conseillers les conseillers de notre épargne, présens et à venir , trésoriers genéraux de France, et receveurs généraux de nos finances, y faire pourvoir et satisfaire au plustôt à tout ce que dessus des premiers et plus clairs deniers de leurs charges, sans y user d'aucunes longueurs ou remises selon les états qui en seront faits et dressés en nostre dit conseil.

(5) Et d'autant que partie des deniers einpruntés par nostre dit feu sieur et frère ont été prêtés par cédules et promesses privées; voulons semblablement et ordonnons qu'à mesure qu'elles viendront à nostre connoissance, et quelles seront justifiées pardevant vous avec nostre procure ur général estre de la nature desdites dettes créées par nosire dit sieur et frère, qu'il y soit

pourveu de bonne et sûre assignation pour le payementet acquit d'icelles par lesdits trésoriers de nostre épargne, auxquels enjoignons aussi de ce faire.

(6) Et parceque nous sommes bien et dûment avertis que plusievirs desdites dettes sont dues et appartiennent aux rebelles demeurant ez-villes rebelles, contre nos édits et déclarations dénommés audit estat et rcole y attaché, et autres dont nous envoyerons les noms à mesure que les cédules et promesses à eux faites viendront à nostre connoissance, procéder sommairement, sur la notoriété de leur rébellion , demeure et dites villes, adhérence à la ligue et contravention à nos dits édits et déclarations avons en ce fait déclaré les dites dettes à nous confisquées et les rentes éteintes et admorties à nostre descharge et desdits obligés sans qu'eux, leurs cautions, héritiers ou biens tenans puissent être cy-après, pour raison d'iceux, poursuivis ou inquiétés en quelque sorte et manière que ce soit. Si vous inandons, etc.

Par le roy en son conseil.

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N° 50.- Arrêt du parlement séant à Chalons , portant com

mandement à loute la noblesse de monter à cheval pour servir le roi contre l'Espagnol appelé par les rebelles (1).

1591. (Bibl. du roi, manuscr. de Dupuy, vol. 359.) N 51. - Brer du

pape Clément VIII, adressé au duc de Nemours, pour le supplier d'aviser avec les autres princes ligués avec lui, à l'élection d'un roi catholique (2). Rome, 15 février 1592. (Bibl, royale, manuscr. de Béthue, no 9131, f, 6.) N° 52.' Lettres de Henri IV qui créent un office de maréchal

de France, en faveur de Henri de la Tour, vicomte de Tu

renne.

Au camp de Blangy, 9 mars 1599. (Hist. de la maison d'Auvergne, f. 270.) N° 53. -- Lerikes de jussion à la chambre des comptes pour

l'enregistrement de la déclaration par laquelle le roi se reconnait personnellement obligé à acquitter les dettes du feu

roi (3).

Au camp devant Rouen, 5 avril 1592; reg. en la ch. des comptes, le 27 mai.

(Mém. ch. des compt., vol. JJJJ, ko 140.) HENRY, etc. Nous avons entendu la difficulté que vous avez faite sur la vérification des lettres-patentes à vous adressantes, pour la décharge d'aucuns de votre conseil et autres de nos officiers qui se sont cy-devant, du vivant du feu roy, notre trèshonoré seigneur et frère , obligés au paiement de plusieurs leurs sommes de deniers par eux prises à constitution de rente par obligation, par eux faites par commandement de notredit seigneur et frère, pour ses pressées et urgentes affaires, ainsi

qu'il

(1) Il est certain que la ligue traitait avec le roi d'Espagne pour faire mon. ter un prince de cette nation sur le trône de France. --- V. ci-après arrêt du 28 juin 1593, rendu par le parlement séant à Paris, pour le maintien de la loi salique.

(2) Renouvelé par autre bref du 7 mai suivant. Les chefs de cette union élaient le pape, les cardinaux de Vaudemont, de Vendôme , l'empereur d'Autriche et les princes de sa maison, le roi d'Espagne, le grand maître de Malte, la seigneurie de Venise, la république de Gênes et de Lucques , le grand duc de Florence, les ducs de Mayenne, de Mercour, d'Aumale, d'Elbeuf, de Savoie, de Ferrare, de Nemours, de Clèves, de Parme, les évêques de Cologne et de Mayence.

(3) V. ci-devant 12 décembre 1591.

est au long déclaré és dites lettres vérifiées en notre cour de parlement; et que, au lieu de faire pareille vérification que notredite cour, vous avez dit que la chambre ne pouvoit entrer en la vérification et entérinement desdites lettres, d'autant que nous ne sommes lenus des delles de nos prédécesseurs , lequel arrest apporteroit un très-grand préjudice à notre service, s'il sortoit effet, tant pour ce que les lettres susdites ont été crées pour la conservation de cet estat, auquel nous avons succédé, que pour la conséquence du dommage que nous en pourrions receroir , d'autant qu'il ne se trouveroit à l'avenir qui se voulât obliger pour notredit service.

Pour ces causes , reconnoissant que lesdits sieurs obligés u’ont pu reculer ni désobéir an commandement de votredit seigneur et frère, en la nécessité de ses affaires et service, et désirant les relever de perte et dommage , voulons, vous mandons et très-expressément enjoignons que vous ayez à passer en l'entière vérification desdites lettres, et suivre ce qui vous est prescrit et enjoint, sans apporter aucune difficulté pour en suspendre l'effet , vû qu'il y va non seulement de notre honneur, mais aussi de la réputation de notredit seigneur et frère, qu'on pourroit blåmer par

l'occasion que vous en avez recherché, ce que vous preudrez pour finale , et toute jussion ou mandement que vous en pourriez espérer plus exprès à bouche et par écrit , n'y attendre à nous en venir faire remontrances, lesquelles nous tenons aussi pour entendues,

Car tel est , etc.

No.54. — Beep du pape (Clément VIII), adressé aux habitans d'Arles pour les engager à élire un roi très chrétien.

Rome, 7 mai 1592. (Cart. de Font., bibl. royale, vol. 413.) CLEMENS PAPA VIII, etc. Æquissimum est ut ad commune incendium extinguendum, pro sud quisque parte concurral. Vestræ aute m partes non minimè eoruin in eò quod omnes vi, dent, regni istius salutem et catholicæ istius fidei causam continere cui uterque rei infestus est animo atque armis tyrannus hæreticus'; illud autem unum est, si illius furori opponatur virtus regis optimi verèque christianissimi. Fore enim omnes vident ut hoc facto illius vires minuantur ac plane concidant.

Hortamur igitur et rogamus ut, pro vestra parte, curetis ac nitaminicum iis quibus opus erit ultulis qualem diximusregis creandi causå, status quam primùm convocentur, comitiaque habeantur. Aderit suis Deus; si ipsi sibi animo et caritate non deerint, dabit que vindicem suæ gloriæ , vestræ salutis , sanctoran cædis (1). Scripsinus hâc de re ad cæleros omnes per quos aliquid profici posse judicamus ut communibus studiis incumbatis in eam causam quà nihil esse potest salutarius vobis, nihil Deo acceptiùs , nihil bonis omnibus vobisque imprimis optatiùs. Cætera ex dilecto filio nostro Philippo, cardinale , præsentino legato cognoscelis.

Datum Romæ , etc.

N. 55. - Arrêt du partement séant à Paris qui défend aux créanciers de saisir les armes de leurs débiteurs.

Paris, 6 août 1592. (Reg. du conseil, 201.) No 56. — ARRÊT du parlement séant à Paris qui décide que

Molé et Séguier seront députés duc de Mayenne pour lui exposer la misérable condition de Paris et l'exirimité cu cette ville est réduite.

Paris, 11 octobre 1592. (Reg. du conseil , 262.). N 57. - Déclaration de Henri IV sur les privilèges , statuts

et ordonnances du premier barbier du roi, de son licute

nant et des autres barbiers du royauine (2). Saint-Denis, octobre 1592; reg. au grand conseil, le 8 octobre 1593. (Font,

IV, 1202. – Traité de la pol., liv. II , tit. 8, ch. 7.) Henry, etc. Nous avons receuë l'humble supplicalion de postre bien aymé Pierre le Gendre, nostre chirurgien ordinaire, valet de chambre et premier barbier, contenant que nos prédécesseur's roys, voulans entretenir en son entier l'estat de maistre barbier et chirurgien , des villes , bourgs et autres lieux de ce royaume; qui s'estend non seulement sur le fait des barbes et cheveux, mais à la chirurgie en théorique et pratique , anatomie du corps humain , et de papser et médicamenter apostumes , playes, ulceres , fractures, dislocations, cognoissance des simples, conipositions de médicamens , et autres choses conservans la santé du

(1) Allusion à l'assarsinat du duc et du cardinal de Guise.

(2) V. ci-devant note sur l'ordonn. de Henri III, mai 1575; ci-après de Louis XIII, décembre 1637, et de Louis XIV, 14 mars 1674.

corps humain, auroyent de tout temps et ancienneié concédé , et octroyé plusieurs beaux priviléges , immunitez et facultez soubs le nom , tiltre et octroy dudict premier barbier, qui auroient de règne en règne esté continuez et confirmez à leur premier barbier : sçavoir faisons que nous inclinans à la supplication et requeste dudict Pierre le Gendre nostre chirurgien ordinaire, valet de chambre et premier barbier, désirans non seulement le conserver et maintenir en ses droicts et anthoritez, mais en tout et par tout iceluy bien et favorablement traiter et gratifier, en considération des bons et agréables services qu'il nous a faits et fait encore à présent, avons continué, ratifié, confirmé et amplifié, continuons, confirmons , ratifions et amplifions, et de nouveau accordé et octroyé, accordons et octroyons, voulons et nous plaist, les articles desdits priviléges et statuts, que nous avons cy fait insérer et transcrire, avoir lieu et sortir à effect, selon et ainsi qu'il s'ensuit , et sera inentionné.

(1) Que nostre premier barbier et valet de chambre et nostre chirurgien ordinaire et ses successeurs, est et sera maistre et garde l'estat de maistre barbier et chirurgien, par toutes les villes, bourgs et bourgades et autres endroicts de cestuy nostre royaume, luy donnant plain pouvoir, puissance et faculté, de mettre et ordonner en chacune des villes de ce royaume, pays, terres et seigneuries de nostre obéissance, un lieutenant ou commis pour luy, qui aura regard et visitation sur tous les barbiers et chirurgiens desdites villes, lieux, banlieuës , villages , appartenans et dépendans á icelles. Ausquels lieutenans ou commis , les autres barbiers et chirurgiens seront tenus obéyr, comme à nostredit premier barbier en tout ce que audit estat appartiendra et appartient.

12) Que pour l'entretenement et manutention dudiť estat de maistre, les barbiers et chirurgiens seront par nostredit premier barbier, ou son lieutenant en chacune de nos bonnes villes , èsassemblées des autres maistres barbiers chirurgiens , présens et appellez, choisis et esleus , nommez de deux en deux ans, en la manière accoustumée , trois ou quatre personnes d'entr'eux, ou moins, selon que le nombre en pourra porter, lesquels seront maistres jurez dudit estat. Et en ce faisant auront regard et visitation sur les autres maistres , à ce qu'il ne s'y commette aucun abus, feront bien et loyaument entretenir et garder les statuts, ordonnances et priviléges d'iceluy , feront bons et loyaux rapports de leursdites visitations, et pour cest effet eutrans en

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