L'mulation jurassienne: revue mensuelle litteraire et scientifique, 1-2

1876
 

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355 - Dieu en donnant l'homme des besoins, en lui rendant ncessaire la ressource du travail, a fait, du droit de travailler, la proprit de tout homme; et cette proprit est la premire, la plus sacre et la plus imprescriptible de toutes.
135 - L'homme est n libre, et partout il est dans les fers. Tel se croit le matre des autres, qui ne laisse pas d'tre plus esclave qu'eux. Comment ce changement s'est-il fait? Je l'ignore. Qu'est-ce qui peut le rendre lgitime? je crois pouvoir rsoudre cette question.
291 - Celui qui n'a gard en crivant qu'au got de son sicle, songe plus sa personne qu' ses crits. Il faut toujours tendre la perfection ; et alors cette justice qui nous est quelquefois refuse par nos contemporains , la postrit sait nous la rendre.
294 - ... montrent une face humaine ; et en effet ils sont des hommes , ils se retirent la nuit dans des tanires o ils vivent de pain noir, d'eau et de racines; ils pargnent aux autres hommes la peine de semer, de labourer et de recueillir pour vivre , et mritent ainsi de ne pas manquer de ce pain qu'ils ont sem.
294 - certains animaux farouches , des mles et des femelles : rpandus par la campagne , noirs , livides , et tout brls du soleil , attachs la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opinitret invincible : ils ont comme une voix articule , et quand ils se lvent sur leurs pieds, ils montrent une face humaine, et en effet ils sont des hommes.
192 - Non, non : je l'ai conduite au fond des solitudes, Comme un amant jaloux d'une chaste beaut ; J'ai gard ses beaux pieds des atteintes trop rudes Dont la terre et bless leur tendre nudit ; J'ai couronn son front d'toiles immortelles, J'ai parfum mon cur pour lui faire un sjour, Et je n'ai rien laiss s'abriter sous ses ailes Que la prire et que l'amour...
72 - J'entends frissonner les rameaux : On dirait autour des tombeaux Qu'on entend voltiger une ombre. Tout coup, dtach des cieux, Un rayon de l'astre nocturne, Glissant sur mon front taciturne, Vient mollement toucher mes yeux. Doux reflet d'un globe de flamme, Charmant rayon, que me veux-tu? Viens-tu dans mon sein abattu Porter la lumire mon me? Descends-tu pour me rvler Des mondes le divin mystre, Ces secrets cachs dans la sphre O le jour va te rappeler?
17 - Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe tait noire; Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ; Une immense bont tombait du firmament ; C'tait l'heure tranquille o les lions vont boire.
293 - Voulez-vous imprimer ceci (c'tait les Caractres)') Je ne sais si vous y trouverez votre compte; mais, en cas de succs, le produit sera pour ma petite amie.