Portraits contemporains, 1

 

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19 - Ici, il voit clater le rverbre la porte de cet htel, dont les habitants, plongs dans les plaisirs, ignorent qu'il est un misrable, occup seul regarder de loin la lumire de leurs ftes : lui qui eut aussi des ftes et des amis! Il ramne ensuite ses regards sur quelque petit rayon tremblant dans une pauvre maison carte du faubourg, et il se dit : L, j'ai des frres.
386 - Aprs avoir chant, j'coute et je contemple, A l'empereur tomb dressant dans l'ombre un temple. Aimant la libert, pour ses fruits, pour ses fleurs, Le trne pour son droit, le...
237 - Posez la main sur la terre, et dites-moi pourquoi elle a tressailli. Quelque chose que nous ne savons pas se remue dans le monde : il ya l un travail de Dieu. Est-ce que chacun n'est pas dans l'attente? Est-ce qu'il ya un cur qui ne batte pas ? Fils de l'homme, monte sur les hauteurs, et annonce ce que tu vois.
73 - Ma Muse faible et suranne Puisse encor fredonner des vers? Quelquefois un peu de verdure Rit sous les glaons de nos champs; Elle console la nature, Mais elle sche en peu de temps. Un oiseau peut se faire entendre...
386 - Tout ce qui m'a menti comme un fruit avort, Mon plus beau temps pass sans espoir qu'il renaisse, Les amours, les travaux, les deuils de ma jeunesse, i.
40 - ... j'esprais en trouver Sparte, Sion, Memphis, Carthage, et l'apporter l'Alhambra. Comme le cur me battait en abordant les ctes d'Espagne ! Aurait-on gard mon souvenir...
385 - C'est moi. Je vous dirai peut-tre quelque jour Quel lait pur, que de soins, que de vux, que d'amour, Prodigus pour ma vie en naissant condamne, M'ont fait deux fois l'enfant de ma mre obstine, Ange qui sur trois fils attachs ses pas...
198 - Vous tes l'ge o l'on se dcide ; plus tard on subit le joug de la destine qu'on s'est faite, on gmit dans le tombeau qu'on s'est creus, sans pouvoir en soulever la pierre. Ce qui s'use le plus vite en nous, c'est la volont. Sachez donc vouloir une fois, vouloir fortement ; fixez votre vie flottante et ne la laissez plus emporter tous les souffles comme le brin d'herbe sche.
158 - ... succde autour de nous, affects par l'oiseau qui passe, la pierre qui tombe, le vent qui mugit, le nuage qui s'avance, modifis accidentellement dans cette sphre toujours mobile, nous sommes ce que nous font le calme, l'ombre, le bruit d'un insecte, l'odeur mane d'une herbe, tout cet univers anim qui vgte ou se minralis sous nos pieds; nous changeons selon ses formes instantanes, nous sommes mus de son mouvement, nous vivons de sa vie 7S.
457 - S'y cramponner longtemps de leurs mains puises Comme au bout d'une branche on voit tinceler Une goutte de pluie o le ciel vient briller, Qu'on secoue avec l'arbre et qui tremble et qui lutte, Perle avant de tomber et fange aprs sa chute ! La faute en est nous; toi, riche!