Le Spectateur franais au XIXme. sicle, ou Varits morales, politiques et littraires, recueillies des meilleurs crits priodiques ..., 4

La Librairie de la Socit typographique, 1807
 

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116 - Stociens, et si je pouvais un moment cesser de penser que je suis chrtien, je ne pourrais m'empcher de mettre la destruction de la secte de Znon au nombre des malheurs du genre humain. Elle n'outrait que les choses dans lesquelles il ya de la grandeur: le mpris des plaisirs et de la douleur.
121 - ... sans cesse la misricorde par de nouveaux crimes et de nouvelles expiations ; qu'inquiets sur les anciennes dettes, jamais quittes envers le seigneur, nous devons craindre d'en contracter de nouvelles , de combler la mesure , et d'aller jusqu'au terme o la bont paternelle finit.
5 - Je consultai les philosophes, je feuilletai leurs livres, j'examinai leurs diverses opinions ; je les trouvai tous fiers, affirmatifs, dogmatiques, mme dans leur scepticisme prtendu, n'ignorant rien, ne prouvant rien, se moquant les uns des autres ; et ce point commun tous me parut le seul sur lequel ils ont tous raison.
60 - On lui doit en grande partie cette espce de philosophie pratique qui, rduisant l'gosme en systme, regarde la socit humaine comme une guerre de ruse, le succs comme la rgle du juste et de l'injuste, la probit comme une affaire de got ou de biensance, le monde comme le patrimoine des fripons adroits.
222 - C'est pourquoi tous ceux qui gouvernent se sentent assujettis une force majeure. Ils font plus ou moins qu'ils ne pensent, et leurs conseils n'ont jamais manqu d'avoir des effets imprvus. Ni ils ne sont matres des dispositions que les sicles passs ont mises dans les affaires, ni ils ne peuvent prvoir le cours que prendra l'avenir, loin qu'ils le puissent forcer.
37 - ... du mrite. Ils ne doivent pas ignorer que les plus misrables crivains en ce genre partagent presque galement cet honneur avec eux. La satire , la licence et l'impit n'ont jamais seules prouv d'esprit. Les plus mprisables par ces endroits peuvent tre lus une fois : sans leurs excs , on ne les et jamais nomms : semblables ces malheureux que leur tat condamnoit aux tnbres , et dont le public n'apprend les noms que par le crime et le supplice.
69 - ... lui-mme, s'il manque aux lois de la temprance sur les plaisirs et mme sur les besoins. Les lois humaines ne sont que des dclarations publiques d'intolrance; et, soit qu'elles prescrivent ou qu'elles dfendent , elles ne laissent rien nos caprices, et rglent toutes nos actions civiles, sous des peines dont la plus lgre est la nullit des actes que nous faisons sans les consulter. Leur importune prvoyance s'tend mme jusque sur nos dernires intentions, qu'elles ne respectent...
74 - La libert de penser n'tait donc que la libert d'agir; et comment exiger d'un gouvernement une tolrance absolue de la libert d'agir, sans rendre inutiles tous les soins de l'administration pour maintenir la paix et le bon ordre, ou plutt sans renverser de fond en comble la socit...
71 - ... tolrance sur toute autre matire, sont prcisment ceux qui ont port le plus loin l'intolrance littraire. La critique, entre les mains de Voltaire, n'a pas toujours fait grce aux plus beaux gnies du sicle prcdent; et trop souvent elle a pris, envers les contemporains, le caractre...
170 - ... jusqu'au Contrat Social , ce sont les livres qui ont fait les rvolutions. Si des crivains accrdits viennent bout de persuader aux hommes que certaines institutions sont incompatibles avec leur bonheur , et que certaines classes de citoyens sont des...