Revue des questions historiques, 4

Gaston Louis Emmanuel Du Fresne marquis de Beaucourt, Paul Allard, Jean Guiraud
Librairie de Victor Palm, 1868
 

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76 - Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple, que vous croyez digne d'tre instruit. J'entends par peuple la populace, qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacit de s'instruire; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes. Il me parat essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis.
251 - Comme s'il tait permis d'oublier, que c'est en ma personne seule que rside la puissance souveraine dont le caractre propre est l'esprit de conseil, de justice et de raison...
472 - ... obligation prcise et indispensable, elle doit avant toutes choses s'appliquer connatre fond les misres des provinces, et surtout ce qu'elles ont souffrir sans que Votre Majest en profite, tant par les dsordres des gens de guerre que par les frais qui se font lever la taille, qui vont des excs incroyables.
41 - J'en reois lettres sur lettres, de gens qui crient misricorde sur les entreprises et les tyrannies de Voltaire, qui veut tout gouverner, conduire sa...
212 - ... et que je n'avais pu parvenir au bonheur, le dtachement des choses qui m'amusaient le plus, tout me porta croire que le seul bonheur tait en Dieu. Je m'adressai au pre de Sacy, comme l'homme le plus pntr de cette vrit, je lui montrai mon me toute nue.
227 - Pour la paix de mon royaume, si je les renvoie contre mon gr, du moins ne veux-je pas qu'on croie que j'ai adhr tout ce que les Parlements ont fait et dit contre eux. Je persiste dans mon sentiment, qu'en les chassant il faudrait casser tout ce que le Parlement a fait contre eux. En me rendant l'avis des autres pour la tranquillit de mon royaume, il faut changer ce que je propose, sans quoi je ne ferai rien, Je me tais, car je parlerais trop. pline, le Pape instruisait...
253 - Les crivains du i8e sicle, qui ont trait les livres saints des Hbreux avec un mpris ml de fureur, jugeaient l'antiquit d'une manire misrablement superficielle , et les Juifs sont de toutes les nations celle dont ils ont le plus mal connu le gnie, le caractre et les institutions religieuses. Pour s'gayer avec Voltaire aux dpens cl'Ézchiel ou de la Gense, il faut runir deux choses qui rendent cette gaiet assez triste , la plus profonde ignorance et la frivolit...
479 - Elle travailloit pour eux plusieurs heures par jour, des ouvrages bas et grossiers, comme des chemises et d'autres besoins semblables, et y faisoit travailler ce qui l'environnoit.
471 - Je les ai donnes madame de Montespan, et elles lui ont fait verser beaucoup de larmes. Et certainement , Sire, il n'ya point de plus juste sujet de pleurer, que de sentir qu'on a engag la crature un cur que Dieu veut avoir. Qu'il est malais de se retirer d'un si malheureux et si funeste engagement ! Mais cependant, Sire, il le faut, ou il n'ya point de salut esprer.
44 - La scne qui s'est passe Abbeville * est tragique : mais n'y at-il pas de la faute de ceux qui ont t punis ? faut-il heurter de front des prjugs que le temps a consacrs dans l'esprit des peuples?