Histoire des constituants, 1

 

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282 - Cependant, pour viter toute quivoque et tout dlai, je dclare que, si l'on vous a charg de nous faire sortir d'ici, vous devez demander des ordres pour employer la force, car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baonnettes.
220 - ... fortune, il s'en est lev quelqu'un dans leur sein, c'est celui-l surtout qu'ils ont frapp, avides qu'ils taient d'inspirer la terreur par le choix de la victime. Ainsi prit le dernier des Gracques de la main des patriciens; mais , atteint du coup mortel , il lana de...
280 - C'est moi, jusqu' prsent, qui fais tout pour le bonheur de mes peuples, et il est rare peut-tre que l'unique ambition d'un souverain soit d'obtenir de ses sujets qu'ils s'entendent enfin pour accepter ses bienfaits.
260 - Assemble prteront l'instant serment solennel de ne jamais se sparer et de se rassembler partout o les circonstances l'exigeront, jusqu' ce que la Constitution du royaume soit tablie et affermie sur des fondements solides...
24 - C'est dans cette confiance. Messieurs, que je vous ai rassembls, et je vois avec sensibilit qu'elle a dj t justifie par les dispositions que les deux premiers Ordres ont montres renoncer leurs privilges pcuniaires.
267 - Etats-Gnraux sont ouverts depuis prs de deux mois et ils n'ont point encore pu s'entendre sur les prliminaires de leurs oprations. Une parfaite intelligence aurait d natre du seul amour de la patrie , et une funeste division jette l'alarme dans tous les esprits. Je veux le croire , et j'aime le penser, les Franais ne sont pas changs ; mais pour viter de faire...
280 - Vous venez, Messieurs, d'entendre le rsultat de mes dispositions et de mes vues ; elles sont conformes au vif dsir que j'ai d'oprer le bien public ; et si, par une fatalit loin de ma pense, vous m'abandonniez dans une si belle entreprise, seul, je ferai le bien de mes Peuples ; seul, je me considrerai comme leur vritable reprsentant...
322 - ... les troupes trangres, ces allis de la nation, que nous payons pour dfendre et non pour troubler nos foyers. Votre majest n'en a pas besoin : eh ! pourquoi un monarque ador de vingt-cinq millions de Franais, ferait-il accourir grands frais autour du trne quelques milliers d'trangers?
321 - Le danger est pour les troupes. Des soldats franais, approchs du centre des discussions, participant aux passions comme aux intrts du peuple, peuvent oublier qu'un engagement les a faits soldats, pour se souvenir que la nature les fit hommes. Le danger, sire, menace les travaux, qui sont notre premier devoir, et qui n'auront un plein succs, une vritable permanence qu'autant que les peuples les regarderont comme entirement libres.
281 - Messieurs, s'cria-t-il, j'avoue que ce que vous venez d'entendre pourrait tre le salut de la patrie, si les prsents du despotisme n'taient toujours dangereux. Quelle est cette insultante dictature ? L'appareil des armes, la violation du temple national, pour vous commander d'tre heureux ! Qui vous fait ce commandement?