uvres de S.-S. & d'Enfantin: publies par les membres du conseil institu par Enfantin pour l'excution de ses dernires volonts; et prcdes de deux notices historiques, 42

E. Dentu, Éditeur, Libraire de la Socit des Gens de Lettres, 1877
 

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xxxiii - La loi que je combats annonce donc la prsence d'une faction dans le gouvernement, aussi certainement que si cette faction se proclamait elle-mme, et si elle marchait devant nous enseignes dployes. Je ne lui demanderai pas qui elle est, d'o elle vient, o elle va : elle mentirait.
xli - Trois semaines ont suffi pour humilier et rduire la faiblesse d'un enfant ce musulman nagure si superbe ! Ainsi soient traits partout et toujours les ennemis de notre seigneur et roi! ainsi soient confondus tous ceux qui osent se soulever contre lui!
xxxvii - Considrant que ce n'est ni manquer ce respect, ni abuser de la libert de la presse? que de discuter et combattre l'introduction et l'tablissement dans le royaume de toute association non autorise par...
xliv - L'gout gigantesque des Tarquin serait trop troit pour donner passage tant d'immondices. L, nul autre Dieu que l'intrt ; on y vendrait les peuples, on y vendrait le genre humain, on y vendrait les trois personnes de la sainte Trinit, l'une aprs l'autre, ou toutes ensemble, pour un coin de terre ou pour quelques piastres.
100 - Thmistocle ne craignait pas de passer pour mal habile lorsque , dans un festin , il s'excusa de jouer de quelque instrument, dclarant qu'il n'en savait pas jouer; et comme on lui demandait ce qu'il savait donc , il rpondit : Je sais d'une petite rpublique en faire une grande. Eh bien ! o sont les rpubliques plus fortement constitues que celle de Mose, plus tendues que celle qui a t conue par le Christ et ralise par les travaux de son Église? Qu'on nous montre, dans...
16 - ... haineux semblent les seuls qui puissent se dvelopper. Bientt les esprits, effrays de la confusion qui les frappe , ne pouvant encore apercevoir l'ordre qui doit s'tablir, n'prouvant que de la rpugnance pour l'ordre qui vient de prir, et dans lequel ils...
120 - ... provoquons de votre part) est l'anantissement des ides religieuses ; que c'est ce rsultat, comme leur dernier terme, que, sous mille formes diverses, et par toutes les voies possibles, viennent aboutir tous les efforts. Regardez, en effet, au fond des discussions scientifiques les plus profondes, des dbats littraires les plus graves qui s'engagent ces poques ; considrez avec soin le caractre des rorganisations politiques qui sont tentes , des thories sociales qui...
25 - ... aux contemplations, plus ou moins mystiques, qui absorbent, aux dpens de l'humanit, quelques individus qui se sont fait des croyances eux, et qui, par un effort d'abstraction, paraissent avoir oubli qu'ils ne sont pas seuls au monde. Que si on entend parler des hommes qui se rattachent encore des croyances formules et publiques...
116 - L'homme que son sicle mconnaissait, dlaissait, mprisait; celui dont la vie, toute de dvouement, avait d tre un mystre pour l'gosme ; celui qui, sur le bord de la tombe, au moment o tous les heureux du sicle se livrent au dsespoir et appellent des consolations, au moment o les hommes, fatigus d'une vie inutile, tmoignent tout au plus une stoque indiffrence ; celui, disje, qui, de son lit de...
124 - ... la recevoir. L'humanit, avons-nous dit, a un avenir religieux; la religion de l'avenir ne doit pas tre conue comme tant seulement, pour chaque homme, le rsultat d'une contemplation intrieure et purement individuelle , comme un sentiment, comme une ide, isols dans l'ensemble des ides et des sentiments de chacun : elle doit tre l'expression de la pense collective de l'humanit , la synthse de toutes ses conceptions, la rgle de tous ses actes.