Potique franaise

 

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12 - L't n'a point de feux, l'hiver n'a point de glace. J'entends son seul nom tous mes sujets frmir. En vain deux fois la paix a voulu l'endormir : Loin de moi son courage entran par la gloire Ne se plat qu' courir de victoire en victoire. Je me fatiguerais te tracer le cours Des outrages cruels qu'il me fait tous les jours.
142 - Sa voix redoutable Trouble les enfers ; Un bruit formidable Gronde dans les airs; Un voile effroyable Couvre l'univers ; La terre tremblante Frmit de terreur ; L'onde turbulente Mugit de fureur ; La lune sanglante Recule d'horreur.
354 - ... car il ne s'est pas toujours assujetti au got des Grecs et leur grande simplicit : il a aim au contraire charger la scne d'vnements dont il est presque toujours sorti avec succs ; admirable surtout...
102 - Venez de mille aeux; et si ce n'est assez, Feuilletez loisir tous les sicles passs * : Voyez de quel guerrier il vous plat de descendre ; Choisissez de Csar, d'Achille, ou d'Alexandre : En vain un faux censeur voudrait vous dmentir. Et si vous n'en sortez, vous en devez sortir.
355 - ... dans la raison est mani par le premier, et par l'autre ce qu'il ya de plus flatteur et de plus dlicat dans la passion. Ce sont dans celui-l des maximes, des rgles, des prceptes ; et dans celui-ci du got et des sentiments. L'on est plus occup aux pices de Corneille ; l'on est plus branl et plus attendri celles de Racine. Corneille est plus moral, Racine plus naturel. Il semble que l'un imite Sophocle, et que l'autre doit plus Euripide.
129 - Éclaire tous les humains. Environn de lumire, Cet astre ouvre sa carrire Comme un poux glorieux, Qui, ds l'aube matinale, De sa couche nuptiale Sort brillant et radieux. L'univers, sa prsence, Semble sortir du nant. Il prend sa course, il s'avance Comme un superbe gant.
109 - Les soucis dvorants, les regrets, les ennuis , Htes infortuns de sa triste demeure, En des gouffres de maux le plongent toute heure.
355 - Corneille nous assujettit ses caractres et ses ides, Racine se conforme aux ntres; celui-l peint les hommes comme ils devraient tre, celui-ci les peint tels qu'ils sont. Il ya plus dans le premier de ce que l'on admire, et de ce que l'on doit mme imiter; il ya plus dans le second de ce que l'on reconnat dans les autres, ou de ce que l'on prouve dans soi-mme.
348 - Thtre des Grecs par le P. Brumoy, nouvelle dition enrichie de trs-belles gravures et augmente de la traduction entire des pices grecques dont il n'existe que des extraits dans toutes les ditions prcdentes, et de comparaisons, d'observations et de remarques nouvelles, par MM. de Rochefort et Dutheil.
72 - Mais encor ? Le collier dont je suis attach De ce que vous voyez est peut-tre la cause. - Attach ? dit le loup : vous ne courez donc pas O vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas mme ce prix un trsor.