Collection complette des travaux de M. Mirabeau l'ain, l'Assemble nationale: Prcde de tous les discours et ouvrages du mme auteur, prononcs ou publis en Provence, pendant le cours des lections, 1

 

 - 

.

-

312 - Les dputs de la nation sont appels consacrer avec vous les droits minens de la royaut , sur la base immuable de la libert du peuple ; mais lorsqu'ils remplissent leur devoir , lorsqu'ils cdent la raison , leurs sentimens , les exposeriezvous au soupon de n'avoir cd qu' la crainte?
302 - Enfin ont-ils prvu, les conseillers de ces mesures, ont-ils prvu les suites qu'elles entranent pour la scurit mme du trne? Ont-ils tudi, dans l'histoire de tous les peuples, comment les rvolutions ont commenc, comment elles se sont opres? Ont-ils observ par quel enchanement funeste de circonstances les esprits les plus sages sont jets hors de toutes les limites de la modration, et par quelle impulsion terrible un peuple enivr se prcipite vers des excs .dont...
51 - L'homme n'est fort que par l'union, il n'est heureux que par la paix. Soyez fermes, et non pas opinitres; courageux, et non pas tumultueux; libres, mais non pas indisciplins; sensibles, mais non pas enthousiastes.
311 - Sire , est plus terrible encore , et jugez de son tendue par les alarmes qui nous amnent devant vous. De grandes rvolutions ont eu des causes bien moins clatantes ; plus d'une entreprise fatale aux nations s'est annonce d'une manire moins sinistre et moins formidable.
306 - Mais, sire, nous n'implorons point votre protection , ce serait offenser votre justice ; nous avons conu des craintes , et , nous l'osons dire , elles tiennent au patriotisme le plus pur , l'intrt de nos...
248 - ... pas donn dans leur abondance ; un mot qui prsente tant d'acceptions diffrentes; un mot qui, dans ce moment o il s'agit de nous constituer sans hasarder le bien public, nous qualifie sans nous avilir, nous dsigne sans nous rendre terribles; un mot qui ne puisse nous...
183 - Ces deux avis, chacun dans leur sens, me paraissent galement exagrs. Et qu'on ne nous rpte pas de grands lieux communs sur la ncessit d'une conciliation. Rien n'est plus ais que de saisir, par le mot salutaire, les esprits peu attentifs, ou mme les bons citoyens qui ont plus de qualits morales que de connaissance des affaires, plus de zle que de prvoyance ; car le vu de tous les curs...
50 - Dans tous les pays, dans tous les ges, les aristocrates ont implacablement poursuivi les amis du peuple; et si, par je ne sais quelle combinaison de la fortune, il s'en est lev quelqu'un dans leur sein, c'est celui-l surtout qu'ils ont frapp, avides qu'ils taient d'inspirer la terreur par le choix de la victime. Ainsi prit le dernier des Gracques de la main des patriciens; mais, atteint du coup mortel, il lana de la poussire vers le ciel, en attestant les dieux vengeurs; et de cette...
238 - ... vivre Constantinople qu'en France , s'il, ne l'avait pas : oui , je le dclare, je ne connatrais rien de plus terrible que l'aristocratie souveraine de six cents personnes qui , demain , pourraient se rendre inamovibles, aprs demain hrditaires, et finiraient, comme les aristocrates de tous les pays du monde, par tout envahir.
249 - ... aux ministres et cher tous les curs. Si ce nom n'tait pas le ntre, il faudrait le choisir entre tous, l'envisager comme la plus prcieuse occasion de servir ce peuple qui existe; ce peuple qui est tout; ce peuple que nous reprsentons, dont nous dfendons les droits, de qui nous avons reu les ntres, et dont on semble rougir que nous empruntions notre dnomination et nos titres. Ah ! si le choix de ce nom rendait au peuple abattu de la fermet, du courage!...