Critique philosophique, 8

1879
 

 - 

.

-

172 - Tous les corps, le firmament, les toiles, la terre et ses royaumes, ne valent pas le moindre des esprits ; car il connat tout cela, et soi ; et les corps, rien. Tous les corps ensemble, et tous les esprits ensemble, et toutes leurs productions, ne valent pas le moindre mouvement de charit ; cela est d'un ordre infiniment plus lev.
113 - Le Prsident de la Rpublique ne peut tre mis en accusation que par la Chambre des dputs et ne. peut tre jug que par le Snat. Les ministres peuvent tre mis en accusation par la Chambre des dputs pour crimes commis dans l'exercice de leurs fonctions. En ce cas, ils sont jugs par le Snat.
181 - Car, afin que je sois libre , il n'est pas ncessaire que je sois indiffrent choisir l'un ou l'autre des deux contraires; mais plutt, d'autant plus que je penche vers l'un , soit que je connaisse videmment que le bien et le vrai s'y rencontrent, soit que Dieu dispose ainsi l'intrieur de ma pense, d'autant plus librement j'en fais choix et je l'embrasse...
27 - Dieu, en donnant l'homme des besoins, en lui rendant ncessaire la ressource du travail, a fait du droit de travailler la proprit de tout homme, et cette proprit est la premire, la plus sacre et la plus imprescriptible de toutes.
307 - Il ya souvent bien de la diffrence entre la volont de tous et la volont gnrale ; celle-ci ne regarde qu' l'intrt commun, l'autre regarde l'intrt priv, et n'est qu'une somme de volonts particulires...
173 - C'est de l qu'il faut nous relever, non de l'espace et de la dure, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc bien penser : voil le principe de la morale.
308 - Si, quand le peuple suffisamment inform dlibre, les citoyens n'avaient aucune communicalion entre eux, du grand nombre de petites diffrences rsulterait toujours la volont gnrale, et la dlibration serait toujours bonne. Mais, quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dpens de la grande, la volont de chacune de ces associations devient gnrale, par rapport ses membres, et particulire, par rapport l'État : on peut dire alors, qu'il n'ya plus autant...
309 - Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprme direction de la volont gnrale; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout.
308 - Les clauses de ce contrat sont tellement dtermines par la nature de l'acte, que la moindre modification les rendrait vaines et de nul effet; en sorte que, bien qu'elles n'aient peut-tre jamais t formellement nonces, elles sont partout les mmes, partout tacitement admises et reconnues...
113 - Les ministres sont solidairement responsables devant les Chambres de la Politique gnrale du Gouvernement, et individuellement de leurs actes personnels.