Les crivains modernes de la France...

Sandoz & Fischbacher, 1880 - 498
 

 - 

.

-

333 - Les plus dsesprs sont les chants les plus beaux, Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.
159 - O lac! l'anne peine a fini sa carrire, Et prs des flots chris qu'elle devait revoir. Regarde! je viens seul m'asseoir sur cette pierre O tu la vis s'asseoir! Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes. Ainsi tu te brisais sur leurs flancs dchirs.
451 - Maintenant que Paris, ses pavs et ses marbres, Et sa brume et ses toits sont bien loin de mes yeux; Maintenant que je suis sous les branches des arbres, Et que je puis songer la beaut des cieux ; Maintenant que du deuil qui m'a fait l'me obscure Je sors, ple et vainqueur, Et que je sens la paix de...
322 - Bientt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'at-il pas sa barque, et l'autre sa charrue? Seules, durant ces nuits o l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs...
325 - On m'a dit l'an pass que j'imitais Byron : Vous qui me connaissez, vous savez bien que non. Je hais comme la mort l'tat de plagiaire ; Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
160 - Assez de malheureux ici-bas vous implorent: Coulez, coulez pour eux; Prenez avec leurs jours les soins qui les dvorent ; Oubliez les heureux.
160 - O lac ! rochers muets ! grottes ! fort obscure ! Vous que le temps pargne ou qu'il peut rajeunir...
332 - Et mordre le laurier que son souffle a sali ? Prends ton luth ! prends ton luth ! je ne peux plus me taire ; Mon aile me soulve au souffle du printemps. Le vent va m'emporter ; je vais quitter la terre. Une larme de toi ! Dieu m'coute ; il est temps.
159 - Ainsi, toujours pousss vers de nouveaux rivages, Dans la nuit ternelle emports sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'ocan des ges Jeter l'ancre un seul jour ? 0 lac! l'anne peine a fini sa carrire, Et prs des flots chris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre O tu la vis s'asseoir!
130 - Germain, Peuples, formez une sainte alliance, Et donnez-vous la main. '"Pauvres mortels, tant de haine vous lasse ! Vous ne gotez qu'un pnible sommeil, D'un globe troit divisez mieux l'espace ; Chacun de vous aura place au soleil, Tous attels au char de la puissance, Du vrai bonheur vous quittez le chemin.