Representative French Lyrics of the Nineteenth Century

 

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261 - La Nature est un temple o de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L'homme y passe travers des forts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers.
337 - De la musique avant toute chose Et pour cela prfre l'Impair, Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pse ou qui pose.
130 - Mais, vieux, on tremble ainsi qu' l'hiver le bouleau ; Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe, Et je courbe, mon Dieu ! mon me vers la tombe, Comme un buf ayant soif penche son front vers l'eau.
8 - Mais peut-tre au del des bornes de sa sphre, Lieux o le vrai soleil claire d'autres cieux, Si je pouvais laisser ma dpouille la terre, Ce que j'ai tant rv paratrait mes yeux! L, je m'enivrerais la source o j'aspire; L, je retrouverais et l'espoir et l'amour, Et ce bien idal que toute me dsire, Et qui n'a pas de nom au terrestre sjour!
260 - Derrire les ennuis et les vastes chagrins Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse, Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse S'lancer vers les champs lumineux et sereins ! Celui dont les pensers, comme des alouettes, Vers les cieux le matin prennent un libre essor, Qui plane sur la vie et comprend sans effort Le langage des fleurs et des choses muettes!
180 - C'est une dure loi, mais une loi suprme, Vieille comme le monde et la fatalit, Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptme, Et qu' ce triste prix tout doit tre achet.
337 - Car nous voulons la Nuance encor, Pas la Couleur, rien que la nuance! Oh! la nuance seule fiance Le rve au rve et la flte au cor!
261 - J'ai longtemps habit sous de vastes portiques Que les soleils marins teignaient de mille feux, Et que leurs grands piliers; droits et majestueux, Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
51 - Vos anges sont jaloux et m'admirent entre eux. Et cependant, Seigneur, je ne suis pas heureux; Vous m'avez fait vieillir puissant et solitaire, Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre.
129 - Le vieillard, qui revient vers la source premire, Entre aux jours ternels et sort des jours changeants; Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens, Mais dans l'il du vieillard on voit de la lumire.