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grade , instruits des intelligences perfides des Grecs de la place avec les Impériaux, les avoient massacrés avec leur Evêque, dans la nuit du 12 au 13. - Aujourd'hui on fait arriver ici le Secrétaire & un Officier du Hospodar de Moldavie , qui implore-la pitié de l'Empereur & le secours de ses armes. Cette démarche, ajoute-t-on, a été occasionnée par les fureurs de 5ooo Turcs qui, le 24 novembre, ont incendié Jally, détruit quelques magalins , & massacré plusieurs centaines de personnes. On sent assez qu'il faudroit des autorités plus refpe&tables que des bruits de cafés, pour accréditer cette nouvelle.

Le 17, l'Empereur assis sur son trône a donné l'investiture au Prince-Abbé de Kempten , pour les Fiefs & Droits réguliers relevans de l'Empire. - La génuflexion & l'agenouillement pendant la pretation de ferment n'eurent pas lieu à cette cérémonie.

Le même jour, l'Empereur conféra auffi l’inveft ture au Prince-Abbé de Stablo & de Mal-, medy. De Francfort-sur-le-Mein, le 3 Janv. 1788.

Il sera difficile de savoir sitôt la vérité touchant l'affaire de Belgrade, dont on donne 8 à 10 versions différentes. En voici une nouvelle , dont on croira ce qu'on voudra ; nous ne la répétons que

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( 103 ) pour ne rien omettre d'important sur un incident aussi sérieux.

« Le Pacha de Belgrade avoit reçu , dit-on, » un secours de quelques mille hommes, con» fıstant en 3 Corps-francs qui venoient d'être » formés, & qui n'étoient composés que de va» gabonds , lesquels n'avoient pris parti qu'à des» sein de voler & d'incendier impunément. A leur » arrivée à Belgrade, ils s'attroupèrent tumultueu» sement devant l'hôtel du Pacha, & osèrent lui » demander si l'on étoit à la veille de les em» ployer; que fi on les laissoit dans l'inaction, ils » tenteroient, de leur propre autorité, une en» treprise sur l'ennemi. Cette déclaration ne parut » pas indifférente aux yeux du Pacha. Il trouva » convenable d'en avertir le Commandant Autri» chien à Semlin; ajoutant, qu'au cas que ces gens de »> chainés s'avifassent d'entreprendre quelque chose, » on ne devoit pas supposer que ces hostilités se vv commissent d'après ses ordres; mais qu'au con» traire on n'avoit à regarder ces gens que » comme d:s francs voleurs. Il étoit donc né» cessaire, du côté de nos troupes , de se mettre » sur ses gardes , & toutes celles qui étoient » cantonnées le long de la Save eurent ordre de » se mettre en mouvement. Le 1 décembre, à » 5 heures du soir , 4 Compagnies de Nadasdy » & 2 de Sam Giulay, qui étoient en garnison » à Semlin, en sortirent par la porte de Belgrade. » Il avoit été fait défense, à Semlin , à tout le » monde de se montrer dans les rues; il régnoit » un silence profond dans la ville, lequel peu » après excita de la surprise, lorsqu'on eut ap» pris la marche de treize mille hommes qui al» loient passer le Danube : on crut d'abord qu'ils » marchoient en droiture vers Belgrade. Les faux » bruits se succédèrent , jusqu'à débiter que les

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» Bataillons de Grenadiers' avoient manqué le » chemin , & s'étoient tournés sur Pancfova; que » sans ce contretemps on seroit tombé sur ce corps » de bandits, &, ce qui plus eft, qu'on se feroit » peut-être emparé de Belgrade.

Dans le nombre de ces relations sans authenticité, c'est-à-dire , en faveur de la vérité desquelles on ne cite, ni des témoins refpe&ables, ni des autorités officielles, & qui par conséquent ne peuvent être admifes que fur le plus ou moins de vraisemblances qu'elles présentent au Lecteur judicieux, nous citerons celle qu'on répand des derniers actes du Capitan-Pacha en Egypte.

« Tout étant prêt pour quitter le Caire, il con » voqua, le 6 octobre, raconte-t-on, un grand

Divan, où se trouvèrent tous les Beys, ainfi * que les quatre Otages que lui avoient donné les » deux Chefs des rebelles, Ibrahim & Murat-Bey; » pour l'exécution fidèle des articles de l'Accord, » les O:schiaks & tous ceux qui avoient eu l'ene » trée, avec une suite nombreuse de Mamelucks » armés, faisant ensemble plus de mille hommes. » Dans cette Assemblée, le Grand-Amiral,comme » muni des pleins pouvoirs du Sultan , nomma

quelques Beys aux premières Dignités du pays, » & fon Kiaya, ou Lieutenant Ismail, pour être » le second du Gouvernement, sous les ordres du » Pacha du Caire. Après cette nomination, ildeman

da à tous ceux qui étoient présens à-l'Affemblée, » s'ils avoient été contens de son Administration. » Persoune, ainsi qu'il étoit naturel de le croire, u ne répondit par la négative; mais toutes les » voix se réunirent à lui donner les éloges & à

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» lui faire les actions de graces qu'il pouvoit ata » tendre, comme ayant l'autorité en mains : alors » continuant son Discours, il recommanda info » tamment aux Beys les Francs ou Négocians Eu

ropéens demeurant en Egypte, & il finit en » ordonnant d'emmener les quatre Otages, pour » les conduire avec lui à Constantinople. La cons» ternation fut générale. Personne n'osa fe hasar» der à faire la moindre représentation ; les Otages » eux-mêmes rompirent le filence, en disant : » Seigneur , nous sommes vos esclures ; mais que » deviendront nos malheureuses famil'es? - Pour » elles l'on a eu foin, répondit l'Amiral : Quant » a vous, vous pouvez aussi enimener avec vous un » cheval & deux Mamelucks pour votre service. » - Ils partirent; mais lorsque la nouvelle arri» va qu'ils étoient déja à bord du vaisseau , if» mail-Bey fe hafarda à intercéder pour Ajub» Bey, l'un des quatre Orages : sur la prière, le » Capitan-Pacha le fit quérir ; & en le remettant » à Ismail , il prit celui-ci pour caution de sa » bonne garde. Aux trois autres Otages, il ac» corda encore un cheval & un troisième Mame» luck. Enfin, pour dernier acte d'autorité , » il fit publier à son de trompe, que quiconque » abandonneroit jamais le Caire, pour aller fe » joindre à Ibrahim ou à Murat-Bey , seroit con» fidéré par-là comme un séditieux & un rebelle » & puni en conséquence, de la manière la plus

rigoureuse. Ce fut ainsi que le Divan se fépara, » & le Grand-Amiral quitta le Caire immédia» tement après. Le 7, il arriva à Rosette, où il

3 jours; & le il, il entra à Alexandrie, » d'où, après s'y être arrêté quelques peu de jours, » il appareilla avec toute sa flotte pour. Constan» tinople. » L'on présume que le départ de l'Em

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pereur aura lieu le 16'de ce mois. Les équipages du Feld-Maréchal Lascy sont en route. Voici quels étoient les derniers cantonnemens de l'armée appelée de Hongrie.

En deçà du Danube.
3 bataillons de Grenadiers à Neusaz.

à Futtak.
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de campagne à Peter-Waradin.
à Carlowitz.
à Palanka, Glofan, Bukin, New-

Zolle.

à Czernoirz, Bufek, Nefdin, Illock, 2 divisions de Chevaux-légers à Ruma , Irrek. 4 bataillons, dont 2 de Grenadiers , à Elek.

à Rotfailu , Petrowits, Valpro. à Szolos , Racsfalu, l'olman, Siklos. à Bellic, Darda, Gobacs. à Cinq-Eglises, Hoffa. à Mohacz, Scezo, Macz. à Dolua, Bans.

dans le Bannat. Les Huffards de Wurmfer à Igal, Crossiget, Selle.

Les Cui alliers de Jaquemin à Kanischa, Komorvarosch.

Les Cuirassiers de Kavangh à Nadard, Patafl.

Les Dragons de Toscane à Sixart, Simonthornia.

Au-delà du Danube.
2 bataillons à Abatin , Brecheviz, Doroflor.

à Zambor.
dans le Bannat.

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