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dans le pays; que les Habitans parois-
soient lui être fort attachés, &

que

.la contrée étoit peuplée & bien cultivée. On fent qu'un témoignage aussi vague, aulk peu satisfaisant pour la solution des questions en litige, ne prouve en faveur d'aucune des parties.

Le Major Calcraft , interrogé enfuite dit qu'il étoit Aide-de-camp du Major Popham dans le détachement qui fit le fiége de Bidjegur; que les trésors trouvés dans ce fort furent pillés par les Affiegeans, &, à ce qu'il avoit éru, fur l'autorité d'une lettre de M. Hastings au Major Popham; que le lendemain on s'étoit partagé le buţin, montant à 25 lacks de roupies ; qu'il fut envoyé, lui M. Calcraft , à M. Hafings qui se trouvoit à Chunar-, éloigné de 40 à 50 milles du lieu de la scène, pour lui en apprendre les circonf. tances; que

M. Ha ftings témoigna le plus vif mécontenteinent de ce pillage des Sol. dats, à l'instant où la Compagnie étoit elle-même dénuée de ressources ; qu'il obje&a à M. Hastings fa lettre au Major Popham, comme autorisant ce fac; que M. H. le nia formellement, & s'éleva de nouveau contre un acte aufli précipité, commis sans lui en référer; qu'il répondit à cela, que dans la guerre des Rohillas les troupes ayant été privées du butin, elles

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avoient craint de manquer leur coup une seconde fois. Il avoit apporté, ajoute-il, une épée au Gouverneur-général & un service de vaisselle à Mde. Hastings, présens des Officiers; mais ces effets ayant été remis à un tiers, il ne favoit point s'ils avoient étéreçus par les Donataires, & il n'en avoit plus entendu parler. Le Déposant , selon le London Chronicle, s'égaya beaucoup sur ce pillage, & fut un témoin fort plaisant. Savoir jusqu'à quel point un des Co-partageans du butin étoit croyable, en en constatant le plus ou moins de légitimité, c'est une question que nous laissons à d'autres de décider.

M. Bern fue produit enfuite de la part du Comité Accasateur, pour projver que pendant qu'il étoit Vice-Résiden: a Benarès, la province étoit tellement minée depuis l'expulsion de Cheye-Sing, la culture, la population tellement anéanties , que les Miniitres du nouveau Rajah ne pouvoient plus acquitter le tribut, &c. A la grande surprise du Comité ; M. Benn lui donna un démenti formel sur tous ces points , & prouva le contraire. Après la confrontation, M. Anstruther., l'un des Commiso saires de l'impeachment, le crut en droit de questionner de nouveau ce témoin rebelle, & de lui demander fi devant le Comité

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des Communes, il n'avoit pas déposé différemment sur quelques articles. A cette question, M. Law, l'un des Conseils de l'Accusé, se leva; il représenta qu'il étoit contraire à la pratique de toutes les cours de Justice de soumettre un témoin à une enquête nouvelie, une fois la confrontation finie, & que c'étoit la première fois qu'on voyoit des Accusateurs chercher à décrier les témoins de leur propre choix. M. Fox cita le cas du Lord Lovat, & prétendit que cet interrogatoire inusité avoit pour but de rafraîchir la mémoire du Déposant, M. Adams foutint que c'étoit un malheur pour le Comité d'étre forcé de produire des témoins qui avoient eu des relations avec l'Accusé, & qu'il falloit se servir de tous les moyens de leur arracher la vérité. M. Law reprit la parole , & répéta qu'il étoit inoui que des Accusateurs,après avoit produit , examiné, confronté leurs témoins, & ne trouvant pas leurs dépofitions conformes à leurs vues, s'efforçassent de les informer, en jetant des doutes sur la crédibilité des Déposans, M. Plomer, second Conseil, appuya cette thèse de nouveaux argumens, auxquels M. Fox ré. pliqua en diftinguant les formes des Cours de Justice ordinaires, d'avec les formes du Tribunal a&uel, &c. Après ce débat, les Pairs s'ajournèrent, & remirent, ainfi

que nous l'avons dit, la question à l'exa. men des Grands Juges.

L'Enquête instituée contre le Chevalier Elijah - Impey, & le violent démêlé du Bureau de Contrôle avec les Dire&eurs de la Compagnie des Indes, ont abiorbé l'attention de la Chambre des Communes, la semaine passée. Quant au premier objet, autant les dénonciateurs de l'ancien Juge de Calcutta ont mis d'empressement , d'a&ivité, même de fougue à l'accuser ; autant ils sont lents aujourd'hui dans l'examen de l'accusation. Chaque semaine ils demandent de nouveaux délais, & l'ordre du jour est toujours renvoyé. Le 5, le Chevalier Gilbert Elliot, organe de la dénonciation, proposa de remettre le Co-mité d'Enquête au 16 Avril prochain. M. Burko appuya cette motion sur le prétexte du

repos

dont les accusateurs avoient besoin ; mais le Chevalier Sutton & le Major Scott rejettèrent la demande & le motif. « Vous avez accusé, leur dit ce dernier, le Chevalier Impey d'un assassinat prémédité & juridique. Le frère même de l'honorable Baronet (M. Gilbert Elliot) eft impliqué dans cette affaire ; vous avez -prétendu que vos preuves, vos témoins, tout étoit prêt , & vous venez nous demander un délai de sept semaines ! Ce n'est plus le moment de perdre ainsi le temps,

ni de différer. Je m'oppose à la motion. On nous annonce que M. Francis doit être entendu contre l'accusé ; je l'attends avec impatience ; mes questions le forceront bien d'avouer la vérité, & je ferai con. noître alors à la Chambre la valeur du long discours qu'il a prononcé, en l'appellant une défense contre les attaques du Chevalier Impey » M. Gilbert Elliot fut obligé de retirer sa motion, & le Comité ajourné au lendemain ; mais de nouveaux arrangemens ont encore prolongé de huit jours le retard de cet interrogatoire.

C'est ici le lieu de donner ce fameux Discours, annoncé depuis 3 semaines, par M. Francis.

« Il dit qu'il avoit toujours été déterminé à ne prendre aucune part dans les poursuites contre Sir Elijah-Impey , & qu'après une pareille déclaration, faite & obfervée religieusement depuis deux ans, il devoit s'attendre à une neutralité entière de la part de Sir Elijah , contre lequel il n'avoit jamais agi , jusqu'à cette heure, ni directement, ni indirectement. Au lieu de res pecter cette neutralité, Sir Elijah s'étoit permis de l'attaquer dans sa défense. Il ne lui disputoit pas le droit de la faire comme il l'entendroit ; mais étoit-il prudent d'aceuser les autres au lieu de je justifier soi-même? Au reste, Sir Elijah ayant adopté eette méthode, que la Chambre avoit même lerrblé lui permettre , il se croyoit également autorisé à fe venger de la même manière ; & s'il lui arrivoit de s'écarter de la simple défense, ce ne feroit qu'en suivant les traces de Sir Elijah , &

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