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Les Cuirafliers de Zeftcher.z à Olas, Kezel.

Les Cuirasliers de Czartoriski à Reze, Pancfowa.

Les Cuirassiers de Caramelli à Theresianopel & Kanischa.

Les Cuirassiers de Harrach à Kioz, Miklos.

Un régiment de Dragons à Ketschkemet & Felegyhaz.

Les Chevaux-légers de Modène à Koro ch.

Les Chevaux-légers de Lobkoviz à Jaffu, Bereny.

Les quartiers des 6 Lieutenans-généraux sont à Peter-Waradin , Effek, Foldawr , Sixart, Baja & Ketschkemet.

Selon quelques avis reçus par le Commerce, les troupes Ottomanes nouvellement entrées à Jaffy se sont révoltées, & ont pillé les magasins des Marchands, enlevé des femmes, massacré des hommes & des enfans•, & mis le feu à la ville ; 40 maisons, selon ces rapports, font devenues la proie des flammes. On ne cite aucune date de cette révolte. D'autres lettres disent que le 24 novembre 8000 Turcs étant entrés à Jassy, il s'étoit élevé une dispute entre les Saphis & les Janissaires, & que dans ce combat il y avoit eu beau- . coup de morts & de blessés.

Le Comte Antoine de Montfort, dernier mâle de cette ancienne famille, est mort, le 3 décembre,

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à Tetnang sur le lac de Constance, dans la 65. année de son âge. La Maison d'Autriche a fait, il y a quelques années , l'acquisition des Seigneuries de Montfort.

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E SPA G N E.

De Madrid, le 21 Décembre 1787.

Malgré les vives sollicitations des Juifs, & quoiqu'il leur ait déja été désigné différens villages & plusieurs terrains pour leur établitlement dans ce Royaume , il est encore indécis s'ils y seront admis, & jusqu'à présent la balance des avis ne penche pas de leur côté.

La Juntii réservée continue de tenir fes Séances à l'hôtel du Comte de Can.pomanes , Doyen, Gouverneur du Con feil. Il passe pour certain qu'il sera établi de nouveaux impôts, à compter du 1er janvier prochain , & qu'il y aura des changemens essentiels dans le Militaire , ainsi que dans les différentes parties de l'Adminiftration, malgré l'opposition & t'avis contraire des Evêques & Archevêques.

Il paroît une lettre écrite au Roi par l'Evêque d'Orence, Ville Episcopale de la Galice , où il règne des maladies épidémiques depuis plusieurs années. Cette lettre mérite d'être connue; nous en donnerons quelques fragmens.

SIRE,

Depuis plusieurs années je renferme dans » mon cæur le chagrin que me cause la ma» Jadie, ou plutôt l'espèce d'Epidémie qui ac» cable les vassaux de Votre. Majesté , mes Pa» roissiens ; leur souffrance est fi désespérante, le » mal tellement insupportable, que, fi ma dou» leur laisse quelque intervalle à ma raison, ce » n'est que pour me faire mieux appercevoir de a leur esclavage, de l'affreuse misère qui redou» ble leurs maux , & pour me convaincre qu'ils. » ne donnent des signes de vie que par leurs lar

» mes. »

» gneur

» L'amour du prochain & mes obligations de » Pasteur, me forcent à rompre le silence , pour

supplier V.M. de m’honorer de son attention, » Il est de la gloire des Souverains de prêter l'o» reille aux représentations des Ministres du Sei

comme il est de leur équité de foula» gér les malheureux , & de fatisfaire ainsi les » mouvemens de leur coeur paternel. Il n'est pas » possible, Sire, que la cléinence de V. M. soit » instruite des tourmens de les peuples; moins » encore que vos grands & zélés Ministres n'en » aient connoissance ; aucun d'eux n'auroit pu le » savoir sans faire ordonner le plus prompt re» mède. »

„Ces vassaux foulés succombent déja sous le poids » de leur charge; ils se voient à la veille de per» dre à la fois ce qui leur reste de leurs chérives » possessions , & de leurs jours malheureux comp» tés par autant d'infortunes & de fouffrances, » Je suis témoin de cette désolation. Je vois que » leurs immenbles consumés eu tout ou en plus

grande partie pour payer les contributions de

jour, il ne leur reste pas même du sang pour » satisfaire à celle du lendemain ; mes greniers ,

» mes ,

» dont je leur ai laifié la libre disposition jusqu'au » dernier grain pour les foulager, n'ont pu fuf» fire à des besoins ausfi'urgens & aussi multi» pliés. La forme employée dans la perception » des impôts, loin de diminuer le volume de ces » besoins, les augmente. Les Receveurs & ar:» tres Commis fubalternes sont dans l'usage de

« bâtir les fondemens de leur fortune sur leur - » exactitude denuée de toute espèce de pitié & » de considérations, & sur leur prétendu devoir » dont ils portent le scrupule apparent, jusqu'à » l'extrême rigueur dans l'exécution des ordres - » de V. M. Tout cela vient, Sire, de ce qu'à la

Cour les plus grands éloges sont réservés pour » celui qui réussit à rassembler de plus fortes som

& à en remplir les coffres du Trésor » Royal. C'est aussi par ce motif que chaque par» ticulier du nombre des gens de cette classe tra» vaille à se faire valoir l'ui & ses services. C'est i ainsi qu'en parlant & agifrant comme les cir» constances l'exigent, & non comme ils pensent, » ils parviennent à des Emplois importans, & » qu'ils perpétuent à leur unique avantage l'ac» quisition & la possession tranquille de leurs in» térêts personnels. Avec quel courage pourra tra» vailler le laboureur, sachant que la sueur le

fatigue fans lui procurer le moindre avantage ? » Quel sentiment d'amour pour V. M. pourra nai» tre & tenir place dans le cæur d’un vassal qui » éprouve chaque jour qu'on l'exile de son habi« tation, qu'on vend à la porte le misérable fruit u de ses travaux pénibles & continuels pour payer » des tributs ? Comment pourra-t-il exister pour » vivre constamment dans la fatigue , & pour » fouffrir en mourant à chaque instant ? »

» Votre Majesté , la Famille Royale , les » Grande de la Cour, les Membres des sévères

» tre ceur

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» Tribunaux, la valeur de vos Soldats, Sire, la » force de vos armées, la multitude des habitans » de vos Etats, tous tiennent leur véritable con» sistance du pauvre manouvrier. Pourquoi vo

Sire, & votre piété sont-ils fans » cesse prêts à le foulager, tandis qu'il est acca» blé par la rigueur? N'est-ce pas assez pour le » malheureux, que fa disgrace? Faut-il encore

que le mépris en augmente l'horreur ? Aussi

j'espère avec la plus grande confiance que Votre » Majesté touchée de compassion, voudra bien » ajouter foi aux expressions de mes Remontrances

respectueuses, ainsi qu'aux sentimens d'amour, » dont je suis humblement pénétré pour vous, » Sire, & que vous daignerez ordonner les me» fures les plus convenables pour le remède né» cessaire aux maux dont vos sujets sont accablés. » C'est par ce moyen fi digne d'un Roi , Père de » ses peuples , que V. M. verra renaitre sous » fon règne la félicité du gouvernement de l'Em» pereur Trajan. O temps heureux ! avec

quelle liberté n'étoit-il pas permis de sentir ce

qu'on désiroit ? Avec quelle franchise ne di» soit-on pas ce qu'en sentoit ? » GRANDE-BRETAGNE.

De Londres, le 8 Janvier. Le Prince Guillaume Henri est arrivé de Corck à Plimouth, sur la frégate le Pégase, qu'on doit approvisionnerici pour une station étrangère. On doute encore que le Prince, qui le remettra en mer dans peu de temps, fasse une course à Londres, d'où l'on attendoit à Plinouth le Prince de Galles & le Duc d’Yorck.

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