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# que les autres, à faire des marchés avan» tageux. Il se trouve à la vérité parmi eux » des hommes de la délicatesse la plus scru

puleuse, qui méprisent l'astuce & l'hypos crisie; mais ils sont plusrares que parmi les u autres sectes. Il est facile d'être la dupe » de leur extérieur. Plusieurs fois il est ar

rivé que leur manière réservée de contracter, fondée sur leur Religion , les a

dispensés de tenir leur parole. Leurs imaa » nicres ressemblent fi bien à celles des » Jésuites, qu'on les appelle souvent, les » Jésuites Proteftans , quoique la compa» raison ne soit juste qu'à quelques égards«.

L'Auteur examine ensuite les autres idées de M. l'Abbé Raynal. Il lui reproche d'avoir parlé avec injustice &partialité de la conduite de la France & des Etats-Unis dans la dernière guerre. Il prouve entre autres choses, contre l'opinion d'un grand nombre de Politiques, qu'il n'étoit point au pouvoir de la France de ne pas faire la guerre ; qu'elle étoit forcée ou de fe lier avec l'Amérique contre l'Angleterre seule, ou de combattre contre l'Angleterre & l'Amérique réunies ; & it confirme cette idée par l'autorité de M. Turgor , que le Roi avoit consulté sur un objet fi important, & dont le Mémoire fe trouve à la án de cette troisième Partie,

La quatrième Partie renferme le tableau de la situation actuelle des Etats-Unis. Les Gazetiers d'Europe parlent sans cesse de

l'anarchie des Etats-Unis ; & les Politiques qui n'érudienț l'Histoire des Nations que dans les Gazettes , & qui ne savent pas que la diversité d'opinions n'est pas la mêinę chose que le désordre politique, répètent, auffi que les Etats-Unis sont dans l'anarchie. Ces imputations ont pris naissance en Angleterre, & se font répandues de la dans le reste de l'Europe.

w On peut assurer » dit l’Auteur , que jusqu'à ce jour, les » individus, d'aucun de ces. Erats n'ont

éprouvé la plus légère atteinte dans leurs

personnes & dans leurs biens. Par-tout » le peuple est satisfait de la conduite de

ses Représentans. Pas une maison n'a été » brûlée, pas une vitre caffée volontaire» meit, depuis la cessation des dévastations » de l'enneini: Non seulement la diversité » d'opinions ne cause point d'animofités » 'elle ne refroidit pas même l'amitié “.

Un des Chapitres de cette quatrième Para tie est destiné à l'examen des causes qui retardent les grogrès du commerce entre la France & les Etats-Unis. * Ces causes

font en grand nombre , & peuvent se p ranger sous différentes clafles; les prins ». cipales sont : 1. La Ferme érablie en » France, qui, entre autres : monopoles, » exerce légalement celui de la denrée (le

tabac) qui eft la principale branche du » commerce d'Amérique : 2o. Le dédale » inextricable des réglemens de Douane,

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» & les vexations qui s'ensuivent: 3o. La

différence des Loix en matière de com».merce.

Les causes suivantes peuvent » n'être envisagées que comme secondaires, » parce qu'en remédiant aux premières,

plusieurs de celles-ci disparoîtroient , & » le reste seroit de peu de conséquence:

» 1°. Les Manufactures de France en gé. : *» néral, qui 'ne travaillent point dans le

» genre des Américains : 2°. L'incerti» tude des prix des marchandises, ce qui

décourage les acheteurs : 3". La diffé» rence des Langues. 4°. La différence des » monnoies, des poids & des mesures: jo. -» Le débet des Américains envers les' Mar» chands & Manufacturiers Anglois :6. Le » crédit insidieux que les Anglois continuent » de faire aux Américains. Il existe en» core quelques autres causes qui ne sont » pas susceptibles d'une définition parti» culière , & qui font dues en grande par» tie aux circonstances du moment ..

L'Auteur expofe & développe séparément les effets de chacune de ces causes avec beaucoup de justelle & de fagacité. Il montre , par exemple, de la manière la plus 'évidente, que- » le monopole du tabac dę - l'Amérique exercé par la Ferme, cause » à la France une perte iminense"; que ce » royaume perd l'occasion de vendre le

produit de ses Manufactures; que fon » argent paile en Angleterre pour folder

»"les marchandises qu'elle expédie pour t'A

mérique, & que celle-ci est privée de sj' l'occasion de se soustraire au commerce

Anglois , & d'accroître, comme elle le » délire, ses relations mercantilles avec la » France « Le résultat de les observations sur ce sujet , est que » le commerce ne peut » Aeurir tant qu'on ne lui laisse pas la plus » encière liberté «. Il y a long-temps qu'on1 a démontré cexre vérité fondamentale de l'économie politique; peu de perfor.nes ont aujourd'hui le courage de la contester ; mais sur cette matière, comme sur toutes les autres; qui portent atteinte aux intérêts particuliers, il reste toujours à la mauvaise foi, à l'hyn pocrilie du bien public, le champ immense des exceptions , pour échapper à l'applica tion du principe..

Les amis de la justice & de l'humanité seront peut-être étonnés d'apprendre qu'au fein des Etats Unis d'Amérique, que dans ces asiles de paix, de bonheur & de liberté, qui tant de fois ont retenti de ces paroles fácrées, Tous les hommes naissent indépen dáns, of compte encore aujourd'hui près de fept cent mille esclaves. Mais on leur dira que le Gouvernement Anglois avoit toujours empêché les Colonies d'écarter ces maux ou d'en arrêter les progrès ; que l'introduction des esclaves est maintenant profy crite des Etats-Unis, à l'exception des deux Carolines & de la Géorgie, qui, sans doute , fuivront bientôt l'exemple des autres Etats;

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que tous les esprits sont pénétrés d'une telle horreur pour un ordre de choses fi contraire au droit naturel, que les Membres de la nouvelle Convention n'ont pas même osé se servir du mot esclave dans le projet de Conftitution fédérative; enfin, que l'affranchisement des esclaves eft en ce moment un des principaux objecs de l'attention publique ; que

d'excellens Citoyens ont exposé, leurs yûes sur cet objet , & cherchent les moyens de concilier ce que la justice exige avec ce que les circonstances permetteur. » Il existe

de très bonnes raisons , dit l'Auteur, pour » différer de rendre la liberté aux esclaves; » mais il n'en est aucune pour en introduire » de nouveaux « Il appuie cette idée de quelques réflexions sur l'esclavage des Nègres, par M. Schwartz. ” Si un homme, » dit ce Philosophe , doit à la perte de ses s droits l'assurance de pourvoir à ses be» soins ; li en lui rendant les droits on l'ex

pose à inanquer du nécessaire, alors l'hus manité exige que le Légiflateur concilie » la sûreté de cet homme avec ses droits. » C'est ce qui a lieu dans l'esclavage des » Noirs, comme dans celui de la Glebe.

Dans le premier, la case des Nègres, „ leurs meubles, les provisions pour leur

nourriture , appartiennent au Maître. En icur rendait biufquement la liberté, oy » les réduiroit à la misère. -- De même » dans l'esclavage de la Grèbe, le Culiu vateur , dont le champ , dont la maisozi

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