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Nos Papiers n'ayant pour l'instant plus d'alliances à contracter, font des

font des mariages & des promotions. Ils destinent la Princesse Royale au Prince liéréditaire de Brunswick, de même âge, & a&uellement en Suiffe. Ayant ainsi unis ces deux germains, ils envoient dans l'Inde le Chevalier Richard Bickerton, à la tête d'une escadre dont la force est encore indéterminée ( cet Officier est Contre-Amiral du Pavillon bleu , par

la dernière promotion) : ils ont'aussi rappelé, au nom de la Cour, des Directeurs de la Compagnie des Indes & du Bureau de Contrôle , le Chevalier Archibald Campbell, Gouverneur de Madras, en lui donnant le Général Meadows pour successeur ; mais le MorningChronicle que nous croyons beaucoup mieux inftruit, contredit forinellement ce rappel, le Chevalier Campbell ayant eu jusqu'à ce jour une conduite publique parfaitement digne d'éloges.

La réforme projetée dans la Maison de S. M. , fera moins considérable, à ce qu'on publie maintenant, qu'on ne l'avoit présumé. Les Gardes & les Grenadiers à Cheval feront conservés; mais leur nombre sera réduit, & devra être recruté dans les Corps de Dragons. Leur uniforme aussi pesant que dispendieux, lera fimplifié, & cet article procurera une grande économie. Leur discipline sera la même que celle des Dragons; les deux Colonels des Grenadiers à Cheval prendront rang avec ceux des Gardes à Cheval, & feront comme eux

le service appelé Gold stick in waiting. ( Cette charge répond à quelques égards à celle de Gentilshommes de la Chambre en France; ceux qui l'exercent font obligés d'attendre S. M. les jours de Levés & de Cérémonies, ayant en leur main un bâton doré, Gold-stick ). Quant aux Chevauxlegers dont nous avons parlé dans le Journal précédent, ils ne sont point commandés par le Général Conway. Leur service qui consiste à escorter le Roi allant & venant de Londres à ses maisons de plaifance, est fait par quatre régimens de Dragons , dont entre autres celui d'Elliot.

Les Papiers publics content ou racontent que le dernier Courrier expédié pour l'Inde, par la voie de terre, devoit traverfer les déferts de l'Arabie, d'une manière aulli neuve qu'expéditive, c'est-à-dire, par un chariot å voiles. Il partit d'Alexandrie, ajoutent ces mêmes Papiers, dans une voiture de cette espèce , munie de quelques Pierriers. pour la défendre contre les Arabes erfans. Le vent étoit très favorable lorsqu'il partit; une quantité innombrable de curieux le suivirent pendant plusieurs milles, montés sur des chevaux & des chameaux; mais le vent ayant fraîchi, & la machine faisant voile avec trop de vélocité, ils furent obligés de l'abandonner. On estimoit la marche à 20 milles par heure ; & en supposant le vent toujours favorable, le Courrier devoit arriver en très-peu de jours à Baffora.

Dimanche dernier,mourut à Sydenham

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Mistreff Mary-Clifford , dans sa 99o. année ne s'étant point servi de lunettes faisant de longues promenades, & ayant même fait une lieue à pied quatre jours avant la mort.

« Quoique l'opposition ait beaucoup déclamé contre le traité avec le Landgrave de Helle-Calel, on pourra juger de ces plaintes par la comparaison des trois autres traités du même genre pendant la dernière guerre. Le premier avec le Duc de Brunswick figné par le Général Faucett, le 9 janvier 1776. Sur ce traité l'Angleterre prenoit à sa folde 3.964 hommes, & 336 hommes de Cavalerie démontés

. Le Roi payoit au Duc, par homme, 30 écus à 4 sh. 9 d. Le subside accordé au Dicétoit de 64,500 écus d'Allemagne par an, tant qe les troupes étoient en activité, & le double pendant les delix ans qui suivoient le retour des troupes. Le second fut conclu à Cassel avec le Landgrave par le même Colonel Faucett le 15 janvier 1976. Il ftipuloit 12,000 hommes de troupes hessoises, dont une partie devoit se mettre en marche le 15 février, & le reste quatre semaines après. Le Roi payoit 20 écus de banque par homme, & 450,000 écus de banque à 4 sh. 9 d.

de subside. Le traité devant être en vigueur au moins une année après le retour des troupes hesloises. Enfin, celui conclu à Hanau avec le Prince de Hesse, le 5 février 1776, stipuloit 668 hommes d'Infanterie à

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écus
par

homme, avec un subfide de 25,000 écus. »

Lorsque le Général Boyd commandoit à Gibraltar , il chargeoit un Agent nommé Brown, de veiller aux approvisionnemens de la garnison. Un jour il oublia de lui donner les ordres pour ses provifions particulières ; le paquet étoit fermé, & le vaisseau qui devoit le porter , au moment de mettre à la voile. Il imagina d'écrire sur la surface de la lettre un ordre conçu en ces termes : Brown, du bæuf; ligné, Boyd. L'Agent comprit à merveille ce style, malgré lon lacanisme, exécuta la commission, & écrivit en réponse, au Général, les mêmes mots ainli transposés : Boyd, voilà du bouf; ligné, Brown.

Les nouvelles d'Irlande rapportent un Duel comique qui a pensé devenir lérieux. Deux particuliers ayant pris quere le à table pour une dulcinée, réfolurent l'aller vuider chez elle au pistolet; cependant la raison leur venant en chemin, ils avouèrent réciproquement qu'ils étoient fous de se battre pour une femme. Arrivés chez elle ils se mirent à table, & le vin leur ayant rendu une grande partie de leur vivacité, ils lui avouèrent le projet qu'ils avoient agité. A ce propos la dame prit feu, & leur dit qu'elle les regarderoit comme des lâches, s'ils ne se battoient pas. Ils tirèrent aussitôt des pistolets qu'ils avoient apportés , & s'étant parlé tout bas , convinrent de ne tirer qu'à poudre. On charge les armes; mais la dame furieuse foupçonnant leur dessein, saisit habilement l'instant où ils rangeoient la table & les chaises, glifla un poinçon dans l'un des pistolets & une petite paire de ciseaux dans l'autre. Les combattans pleins de sécurité, se firent face bravement. Les ciseaux partirent les premiers, & blessèrent grièvement à la joue un des deux champions qui en portera la marque toute fa vie.

Les exportacions pour l'Inde, dit un

.

Papier Ministériel, ont considérablement augmenté depuis trois ans, particulièrement dans l'article des Toiles peintes de Cotton, que les Naturels admirent par la variété infinie de leurs dessins, quoique les leurs soient si supérieures en fineffe & en vivacité de couleurs.

M. Nickolls finit en ces termes sa lettre contre la Traite des Nègres, dont nous avons rapporté la première partie.

« Tranchons le mot; je ne vois de remède immé. diat & efficace à la diminution des Esclaves dans nos isles, que dans l'encidre abolition de la traite des Negres. Cette mesure vigoureuse forceroit néa cessairement le planteur à prendre de ses Noirs un foin qui serviroit essentiellement la cause de l'humanité, sans f urnir à personne aucun motif de se plaindre qu'on attente à ses droits, ou qu'on ata taque fa propriété; car quoiqu'il puiffe avoir une propriété acquise sur les Esclaves actuellement en son pouvoir , aisurément il ne peut en avoir aucune sur ceux qui n'y sont

pas.

Il n'a de droit de recruter son troupeau d'Habitans de la Guinée, que de ceux de la Grande-Bretagne. Un Marchand Anglois n'est pas plus fondé à acheter ou à revendre les habitans de la Guinée, que les Habitans de la Guinée ne le font à l'acheter ou à le revendre lui-même. Qu'il se suppose à Alger , & fe demande à lui-même ce qu'il penseroit de ses chaînes ou du droit d'après lequel on: les lui auroit imposées. Et que seroit-ce encore, s'il étoit vrai que les Marchands Anglois n'achetent que des prisonniers de guerre, & que la guerre ne se fait en Guinée que pour pouvoir lui vendre

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pas plus

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