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arrivée ici, le 22 de ce mois, l'honneur d'être présenté à Sa Majesté par l'Archevêque de Toulouse , principal Ministre d'Etat. Il a le lendemain prêcé, en cette qualité, serment entre les mains du Roi.

M. Dambrai, nommé par le Roi à la place d'Avocat - général du Parlement , vacante par la démission du sieur Joly de Fleury, Procureur-général, a eu l'honneur d'être préfenté à Sa Majesté, & de lui faire fes remercimens.

De Paris, le 2 Janvier 1783. Edit du Roi du mois de novembre 1787, portant rédu&ion des Offices de Maîtres des Requêtes.

« Les Offices de Maîtres des Requêtes de » notre Hôtel , feront & demeureront fixés au » nombre de soixante-sept; les Offices dont la » suppression aura lieu en vertu de notre présent » Edit , seront remboursés en•deniers comptans, » en notre Trésor royal, sur le pied de cent » mille livres, prix auquel la finance desdits » Offices à été fixée par l'article IV de l’Edit

l'avenir aucune Commission » d'Intendant de nos Finances & du Commerce, » d'Intendant & Commissaire départi dans nos

provinces, même de Sous-Intendant, ne sera » remplie que par des Maîtres des Requêtes

Titulaires, &c. » - Arrêt du Conseil d'Etat du Roi, du 28 novembre 1787, portant réduđion du nombre actuel des Conseils d'Etat au Conseil privé, à celui de 32.

n d'avril 1752;

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Dimanche, 23 décembre dernier, Madame Louise de France, Tante de S, M., & Prieure des Carmelites de St, Denis, est morte, des fuites d'une hydropilie.

Le Comte de la Touche; nommé Chançelier de M. le Duc d'Orléans , à la place du Marquis du Creft , a remis à N. de Fleurieu tous les détails dont il étoit chargé dans le département de la Marine.

* Le Bailliage de Rouen , faifi du pro» cès des nommés Bradier, Simare & » Lardoise, en vertu de l'Arrêt du Con► feil qui lui en avoit attribué la connoif» fance & le jugement, assemblé au » nombre de onze Juges , prononça d'une » voix unanime , le 5 novembre dernier » la Sentence qui absout ces Accusés ; » le lendemain 6, la Chainbre de's Vaocations du Parlement de cette ville ren» dit un Arrêt, par lequel elle reçut le » Procureur-général Appelant de cette « Sentence , quoiqu'en effet le Procu» reur-général eût formellement déclaré >> qu'il n'y avoit lieu à l'appel; puisqu'elle » étoit conforme aux conclufions du Pro» cureur du Roi, & revêtue de fon ac» quiefcement. Cet arrêt fue suivi d'une

Requête d'opposition présentée au Par» lement par les Absoas, fur laquelle on » en vint, à l'Audiènce de la Tournelle. „ M. le Présideat du Pary, généreux

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» défenseur de ces malheureux, prononça » un plaidoyer qui cara&térife l'énergie » de lon zèle. Sur quoi Arrêt qui inter: » vint le 18, & ordonna que les prisons » feroient incontinent ouvertes aux trois » Absous opposans; en quoi il faut ob» ferver que le Parlement n'a point été » faifi du procès, mais seulement de l'in» cident sur lequel it a prononcé, & que » fon Arrêt du 18 n'a point ordonné la » confirmation, mais l'exécution de la

Sentence du Bailliage de Rouen. ( Ar» cicle envoyé au Rédacteur. ) »

On mande de Montferrier, Diocèse de Mirepoix dans le haut Languedoc , où des montagnes couvertes de bois donnent une retraite aux ours & aux loups , un évènement digne d'être ciré.

Quelques particuliers s'étant rendus sur la montagne de Tabe, dans Hintention de livrer combat à ces bêtes féroces, un d'eux rencontra deux ours ; il en abartit un d'un coup de fusil, & bleffa dangereufement le second ; mais n'étant qu'à fix pas de l'animal , & le vent ayant porté dans les yeux la fumée du coup qu'il venoit de lui tirer , il ne s'aperçut d'être fi près, qu'au moment qu'il fut faifi & renverfé par l'ours, qui lui fit à une jambe plusieurs morsures qui pénétrèrent jusqu'à l'os, Malgré les douleurs qu'il ressentoit , cet homme le releva; prit l'animal furieux par la mâchoire, & tandis qu'il lui mâchoit la main gauche, il enfonça le bras droit dans la gueule , lui faisit la langiie , & ne la lâcha plus jusqu'à ca qu'il l'eût étouffé sous lui. Cette adtion mérite d'autant plus d'éloges, que ce malheureux , chargé de fept enfans , hors d'état de se procurer les refsources nécessaires, n'a pas craint d'exposer fa vie pour délivrer ses concitoyens des pertes journalières qu'ils éprouvent par la voracité de ces animaux. Il est parfaitement guéri de fes blessures, mais il sera estropié.

Une lettre de Châlons-sur-Marne nous inftruit d'un trait véritablement de vertu, puisqu'il emporte un grand sacrifice d'intérêt personnel de la part de son auteur. Nous le publions avec d'autant plus d'empressement, que les belles a&ions d'un Villageois inconnu sont peu propres à figurer dans les recueils où une bienfaisance, à la fois sordide & -fastueuse, configne les moindres aumônes dont elle gratifié l'elpèce humaine.

« Claude Leuque, âgé de soixante & dixwj huit ans, ancien fermier au village de Lougours, » près de Vouzy, élection de Réthel , trouva en ». 1767, devant la porte de sa maison, un enfant » exposé. Quoiqu'il fût lui-même dans le mal» aife, & qu'on le follicitât de se débarrasser de » cet orphelin comme d'un fardeau , & de l'én» voyer à la maison des enfans-trouvés, il ne » voulut jamais y consentir. Il ne favoit point » alors ce que deviendroit cette victime du sort. » Au malheur d'avoir été ainli délaissé, cet orphe» linjoignit celui de devenir perclus de ses mains » muet & imbécille. Cette triste situation ne fit » que redoubler les soins du généreux Leuque ; » il le fit nourrir pendant vingt ans du fruit de » ses sueurs; il a toujours eu pour lui des entrailles » de père. A l'époque récente de la mort de son n épouse, le dérangement de ses affaires, le poids » des années., & les infirmités de la vieillesie, qui - ne lui permettoient plus de pourvoir comme auparavant à la subsistance de cet infortuné, » le laissèrent néanmoins quelque temps sans in». quiétude sur la destinée. Il espéroit que son » fils, héritier de la bienfaisance , comme de fa » fortune , étendroit jusque sur l'enfant adoptif » les ressources qu'il offroit au père. Mais quelle » fut fa profonde douleur , lorsqu'il vit son fils

refuser de se charger d'un orphelin disgracié » de la nature, & lui conseiller de le placer dans » le dépôt de la province, destiné à recueillir ce

genre de malheureux. Le ceur de cet homme » lenkble fut déchiré. Il se peignit avec toute w la vivacité du sentiment le fort de fon élève, » s'il l'abandonnoit ; il craignit que confié à des » mains étrangères, qui n'auroient point eu l'habi. » tude de le loigner, ce malheureux ne le devint » encore davantage. Accablé de cette idée, il » n'a pu se résoudre à le quitter ; il a voulu »» le suivre jusque dans son alyle, & il a demandé » comme une grace la permission d'y rester pour v- continuer d'en prendre soin. »

Un Professeur de Normandie rapporte dans le Journal de cette Province, l'observation d'une Trombe terrestre, qui eui lieu à Blanquefort, le 13 octobre dernier.

« Cette trombe, dit-il , étoit descendante. Dans » toute la matinée, le ciel fut couvert de nuages s pluvieux , l'air peu agité., & le vent fans di» rection bien déterminée ( 1 ). Tout-à-coup les

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(1) Le baromètre avoit annoncé du trouble dans l'atmosphère : on m'a dit qu'il avoit monté et descendu brusquement plusieurs fois dans le même jour,

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