Oeuvres de Pierre Leroux (1825-1850)

Socit typographique, 1850
 

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111 - De lui-mme le peuple veut toujours le bien, mais de lui-mme il ne le voit pas toujours. La volont gnrale est toujours droite, mais le jugement qui la guide n'est pas toujours clair.
111 - ... existence partielle et morale l'existence physique et indpendante que nous avons tous reue de la nature. Il faut, en un mot, qu'il te l'homme ses forces propres pour lui en donner qui lui soient trangres, et dont il ne puisse faire usage sans le secours d'autrui.
221 - Le pouvoir intermdiaire subordonn le plus naturel est celui de la noblesse. Elle entre en quelque faon dans l'essence de la monarchie , dont la maxime fondamentale est , point de monarque, point de noblesse; point de noblesse , point de monarque . Mais on a un despote.
145 - La Proprit est le droit qu'a chaque citoyen de jouir et de disposer de la PORTION DE BIENS qui lui est garantie par la loi.
116 - Celui qui ose entreprendre d'instituer un peuple doit se sentir en tat de changer pour ainsi dire la nature humaine, de transformer chaque individu, qui par lui-mme est un tout parfait et solitaire, en partie d'un plus grand tout dont cet individu reoive en quelque sorte sa vie et son tre...
117 - Les sages qui veulent parler au vulgaire leur langage au lieu du sien n'en sauraient tre entendus. Or il ya mille sortes d'ides qu'il est impossible de traduire dans la langue du peuple. Les vues trop gnrales et les objets trop loigns sont galement hors de sa porte...
111 - Dans la naissance des socits, dit Montesquieu, ce sont les chefs des rpubliques qui font l'institution, et c'est ensuite l'institution qui forme les chefs des rpubliques (i).
116 - ... en sorte que si chaque citoyen n'est rien , ne peut rien que par tous les autres , et que la force acquise par le tout soit gale ou suprieure la somme des forces naturelles de tous les individus , on peut dire que la lgislation est au plus haut point de perfection qu'elle puisse atteindre.
135 - Il met au premier rang de ces devoirs de dtester la mauvaise foi et la tyrannie, de punir les tyrans et les tratres, de secourir les malheureux, de respecter les faibles, de dfendre les opprims, de faire aux autres tout le bien qu'on peut, et de n'tre injuste envers personne.
146 - L'instruction est le besoin de tous. La socit doit favoriser de tout son pouvoir les progrs de la raison publique, et mettre l'instruction la porte de tous les citoyens.