Trait des devoirs de l'Homme et du Citoyen: Expliqus par leurs rapports corrlatifs avec les droits naturels, sociaux et politiques. Par L.-P. Riche Gardon

H. Souverain, 1851 - 310
 

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80 - Tout fait quelconque de l'homme qui cause autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arriv le rparer.
41 - Quelques aumnes que l'on fait un homme nu dans les rues ne remplissent point les obligations de l'tat, qui doit tous les citoyens une subsistance assure, la nourriture, un vtement convenable , et un genre de vie qui ne soit point contraire la sant.
62 - Si , dans le cas o l'ouvrier fournit la matire , la chose vient prir , de quelque manire que ce soit, avant d'tre livre, la perte en est pour l'ouvrier, moins que le matre ne ft en demeure de recevoir la chose.
87 - Dieu sa plus haute fonction, qui est la direction du mouvement social ou passionnel. De toutes les impits , la pire est cet impertinent prjug qui suspecte Dieu d'avoir cr les hommes , les passions et les matriaux de l'industrie , sans avoir arrt aucun plan sur leur organisation. Penser de la sorte, c'est attribuer au Crateur une draison dont rougiraient les hommes; c'est tomber dans une irrligion pire que l'athisme ; car l'athe n'avilit pas Dieu en le reniant , il ne dshonore...
272 - Que tes armes soient bnies, jeune soldat! Jeune soldat, o vas-tu? Je vais combattre pour dlivrer mes frres de l'oppression, pour briser leurs chanes et les chanes du monde.
176 - L'ordre qui lie les hommes en socit, ne les oblige pas seulement ne nuire en rien par eux-mmes qui que ce soit, mais il oblige aussi chacun tenir tout ce qu'il possde en un tel tat que personne n'en reoive ni mal, ni dommage...
62 - LE privilge est un droit que la qualit de la crance donne un crancier d'tre prfr aux autres cranciers , mme hypothcaires.
272 - ... soient bnies, jeune soldat ! Jeune soldat, o vas-tu? Je vais combattre contre les hommes iniques pour ceux qu'ils renversent et foulent aux pieds, contre les matres pour les esclaves, contre les tyrans pour la libert.
62 - Si, dans le cas de l'article prcdent, la chose vient prir, quoique sans aucune faute de la part de l'ouvrier, avant que l'ouvrage ait t reu, et sans que le matre ft en demeure de le vrifier, l'ouvrier n'a point de salaire rclamer, moins que la chose n'ait pri par le vice de la matire.